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Le Bac commence plutôt mal !

الشروق أونلاين
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Le Bac commence plutôt mal !
Echorouk

La surprise des enseignants de la langue arabe était grande, dimanche 7 juin 2015, lorsqu’ils ont trouvé leurs noms sur la liste des surveillants lors de l’épreuve de la matière qu’ils enseignent, mais leur étonnement était aussi grand après l’erreur gravissime commise sur le sujet d’examen de langue arabe.

Plusieurs erreurs ont été constatées au 1er jour des épreuves du baccalauréat, selon nos sources. Des enseignants du même module se voient appelés à surveiller alors que le guide de l’Onec l’interdit, une faute flagrante est encore commise dans l’épreuve de la langue arabe en attribuant un poème écrit par le poète syrien, Nezar Qebani au poète palestinien, Mahmoud Darwich, en plus d’une question inexistante dans le programme scolaire posée aux candidats.

Le sujet d’examen de langue arabe est-il condamné à être au centre des scandales ? La réponse est oui ! Pour preuve, le sujet d’examen des élèves de fin de cycle primaire est identique à celui de 2008, et dimanche encore le sujet du bac du même module a été marqué par une erreur plus grave encore, en attribuant un poème de Nezar Qebani intitulé « poètes des terres occupées » au poète palestinien, Mahmoud Darwich. Dans le poème attribué à Darwich, un hommage a été rendu aux poètes des terres occupées, à savoir Mahmoud Darwich lui-même, Toufik Ziad et Fedoua Toukane. C’est dire, que celui ou celle qui a élaboré un sujet d’examen crucial confonde entre Mahmoud Darwich et Nezar Qebani.  

Pour Kouider Yahiaoui du SNTE, cette erreur devrait influer sur la partie notée sur 12 pts, dont la question: à qui le poète s’adresse-t-il ? Doit-on dire qu’il s’adresse à lui-même ou à un autre, s’est interrogé Yahiaoui qui a appelé de manière officielle aussi bien le gouvernement que le ministère à sanctionner l’auteur de l’erreur flagrante.

Encadreurs et surveillants paniqués plus que les candidats

Les enseignants de la même matière ont découvert une autre erreur sur le sujet destiné aux candidats de la filière lettres et philosophie, notant que le texte poétique du poète irakien, Abdallah Djebouri ne figurait pas dans le programme scolaire.

Lors d’une visite dans un  nombre de centres d’examen de la capitale, Alger, nous avons constaté qu’au centre d’examen Mahmoud-Mentouri de Ben Aknoun, des candidats sont arrivés en retard à un examen aussi bien crucial que décisif. Dans ce même centre, des encadreurs et des surveillants étaient pris de panique plus que les candidats.  

Benghebrit attribue l’erreur à l’Onec

La ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, a tenu à minimiser depuis Ghardaïa la faute commise sur le sujet de langue arabe, affirmant qu’« elle n’influera pas sur l’évaluation du candidat», tout en appelant les élèves à ne pas céder à la panique.

« Cette erreur ne relève pas de la responsabilité de l’administration, mais de celle de l’Office national des examens et concours (ONEC) », a souligné la ministre qui a appelé à « ne pas amplifier les choses et à continuer à accompagner les candidats ».

163.000 enseignants mobilisés

Le ministère de l’Education a noté dans son site officiel que 163.000 enseignants ont été mobilisés, répartis sur les 2550 centres d’examen afin de déjouer toute tentative de triche.

Depuis l’année dernière, le ministère s’est engagé à lutter contre la fraude en prenant plusieurs mesures à même de déjouer la tricherie qui a émaillé, rappelons-le, l’épreuve de philosophie en 2013. 

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