Le chômage, le logement, les salaires, la bureaucratie…dossiers reportés
Le gouvernement a pris quelques décisions en vue de calmer les esprits des manifestants. Ces mesures s’illustrent, par le plafonnement des prix de l’huile et du sucre, respectivement à 600 DA le bidon de 5 litres et 90 DA le kilo .
Le gouvernement, par cette série de mesures prises, a mis à l’écart d’autres problèmes qui pèsent sur le citoyen algérien, poussant ce dernier aux actes de violence afin de dénoncer la réaction des autorités vis-à-vis de ces problèmes non résolus encore. Cela pour faire taire toute personne parlant au nom de la société civile et pour geler toute forme d’opposition envers l’Etat. Cette protestation qui a été déclenchée récemment sur tout le territoire national n’est qu’une manière à laquelle des Algériens ont eu recours pour exprimer leur colère et leur ras-le -bol vis-à-vis des problèmes et des soucis auxquels ils sont quotidiennement confrontés. On a constaté que parmi ces produits à large consommation qui ont connu une flambée de leur prix sur le marché national figurent l’huile et le sucre. Pour rappel, le problème de logement reste non résolu encore, qui est sans doute le problème complexe de tous les Algériens. D’ailleurs, la distribution des logements a suscité tant de vives réactions des citoyens. Par conséquent , des familles algériennes souffrent de ce problème de plus en plus, après une importante croissance démographique enregistrée ces derniers temps. De préciseraussi, l’apport personnel pour des personnes désirant bénéficier d’un Logement Social Participatif (L.S.P), qui a été fixé à 84 millions de centimes pour ceux dont leur salaire est supérieur à 24 000 dinars. Cela a pesé encore sur les fonctionnaires de cette catégorie considérés incapables d’injecter cette somme vue la détérioration de leur pouvoir d’achat. S’ajoutent à ces problèmes, celui des constructions d’habitations illégales à l’instar des bidonvilles très étendus dans les grandes villes. Par conséquent, on enregistre de réels problèmes sociaux qui ont induit des jeunes au dérapage. Un autre problème a également évoqué, celui de la location de l’immobilier qui est inadéquate sur un marché non organisé, par rapport à ce qui est appliqué, en réalité, par le marché de location de l’immobilier auprès des institutions officielles. D’ailleurs, des fonctionnaires exerçant à Alger se voient même contraints de verser des sommes entre 15 000 DA, équivalant au SNMG et 28 000 à 30 000DA le mois ce qui équivaut aux salaires que reçoivent les cadres de l’Etat ainsi que les élites du pays. En outre, ils injectent des sommes d’argent contre une location de 6 à 12 mois cash. Des jeunes pleins d’énergie, ne trouvent toujours pas de travail pour consacrer leur temps voire se consacrer même à produire et devenir des éléments actifs dans la société. Rappelons-le,le gouvernement n’a pas bougé le petit doigt afin de réduire le taux de chômage jusqu’à présent, à l’exception des contrats provisoires de travail limités à une année uniquement et non renouvelables. Ces contrats sont destinés en premier degré en faveur des personnes diplômées. Ces dernières reçoivent des salaires mensuels de 8 000 à 12 000DA qui sont inférieurs au SNMG.Cela présente des problèmes pour leur carrière professionnelle. Quant aux autres personnes qui exercent dans le cadre du filet social reçoivent pas plus de 3 000 DA le mois. Les problèmes des salaires tardifs pour des milliers de travailleurs, des allocations et des primes non versés sont encore soulevés, à cause de la non application du régime indemnitaire dans 41 secteurs de la Fonction publique couvrant plus de 1,2 millions de fonctionnaires. Sans qu’on oublie le problème d’immigration illégale, où des jeunes algériens fassent recours à des astuces en voyageant à bord des bateaux de la mort en vue de gagner l’autre rive de la Méditerranée. Les hôpitaux pour leur part, souffrent d’un manque flagrant d’anesthésiques utilisés pour des opérations chirurgicales. C’était la goutte qui a fait déborder le vase dans le secteur de la santé où s’ intensifient les problèmes relatifs à la pénurie des médicaments. S’ajoute encore le mauvais accueil aux services des urgences ainsi que la dégradation des traitements au sein des EPH. Ces manifestations ont induit l’opinion publique algérienne à annuler les vols financiers enregistrés dans les entreprises publiques ainsi que des biens du peuple par rapport aux ressources en matière des hydrocarbures. Pour rappel, la dilapidation des deniers publics a été le sujet d’actualité dont tout le monde parle. En plus, la dilapidation d’importantes sommes d’argent destinées au programme quinquennal un et deux pour le développement en faveur des citoyens. Soulignant enfin, les imams, lors du prêche du vendredi, ont considéré que ces préjudices ont été à l’origine de violentes manifestations vécues ces derniers jours en Algérie..