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Le débat politique se penche désormais sur l’identité de l’éventuel vice-président

الشروق أونلاين
  • 1999
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Le débat politique se penche désormais sur l’identité de l’éventuel vice-président

Le scénario qui se dessine actuellement sur la scène politique, où de nombreuses voix s’élèvent pour appeler le locataire d’El Mouradia pour rempiler un 4 e mandat, est presque identique à celui des années 90 où la rue était animée pour appeler Liamine Zeroual à se présenter à l’élection présidentielle de 1995.

La seule différence entre les deux scénarios, est qu’aujourd’hui, ce sont des dirigeants des partis politiques qui sont derrière ces campagnes sollicitant Bouteflika de briguer un quatrième mandat consécutif.D’ailleurs,le secrétaire général du FLN, Amar Saadani et le président de TAJ, Amar Ghoul se sont explicitement exprimés en faveur d’un autre mandat de Bouteflika, avant même la réunion des structures des deux formations habilitées de trancher sur la question.Ce qui signifie que si la décision était prise d’ «en haut », rien ne pourrait s’y opposer, comme ce fut le cas lors de l’élection de Saâdani à la tête du vieux parti.En plus de ces deux partis ayant affiché un soutien indéfectible au chef de l’Etat, le siège central du RND à Ben Aknoun, était destinataires des dizaines de communiqués soutenant Bensalah, qui s’était exprimé déjà au profit d’un 4e mandat de Bouteflika, à succéder à Ahmed Ouyahia au secrétariat général du parti. Dans le même sillage, Miloud Chorfi écarte tout éventuel retour d’Ouyahia, connu pour ses ambitions politiques, aux affaires du parti.  Malgré la campagne lancée à son profit, Bouteflika aurait jugé utile de garder le silence, ce qui donne à s’interroger si tout ce temps mis par l’une de ses personnalités proches du pouvoir, Amara Benyounès, pour faire une déclaration dans ce sens n’entre pas dans la cadre d’une préparation de l’opinion publique pour l’annonce de la candidature du chef de l’Etat.Avant cette annonce, une autre question doit être tranchée à savoir l’amendement de la Constitution, avec comme nouveauté, bien entendu,l’introduction d’un nouveau article permettant la création de poste de vice-président, qui aurait pour tâche de mener la campagne électorale de Bouteflika, si l’état de santé de ce dernier ne le lui permettait pas de la mener lui-même.Selon des expériences des échéances de 2004 et de 2009, Bouteflika n’annonçait sa candidature qu’à la dernière minute. Un procédé jugé par les observateurs de la scène politique, comme étant une guerre psychologique ayant pour effet de perturber les potentiels candidats à la prochaine présidentielle de 2014.Si la candidature de Bouteflika à la prochaine joute électorale est quasi certaine, eu égard des changements opérés depuis son retour au pays, après une longue convalescence en France, tant au sein du gouvernement qu’au sein de l’institution militaire, le débat politique dans le pays dépasse désormais la question du 4e mandat pour se pencher sur l’identité de l’éventuel vice-président que le pouvoir choisira pour diriger la campagne électorale.

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