Le député touareg malien poursuivi en Algérie dénonce une “injustice”
Le député touareg malien Deiti Ag Sidimo, dont l'Algérie a demandé à Bamako de lever l'immunité parlementaire pour trafic de drogue, s'estime samedi victime d'une injustice qui “a terni son image”.
“Je suis injustement accusé et les journaux ont terni mon image”, a-t-il déclaré au quotidien francophone algérien Liberté.
La commission rogatoire que la justice algérienne a adressée au Mali, consultée par un journaliste de l’AFP à Bamako, précise que le député “est impliqué dans l’acquisition et la vente de cinq quintaux (500 kilos) de stupéfiants entre le Niger, le Mali et l’Algérie”.
Elu de la région de Téssalit, près de la frontière algérienne, Deiti Ag Sidimo a la double nationalité.
“Il y a eu méprise. Ce n’est pas de moi qu’il s’agit. D’ailleurs, vous ne trouverez nulle part mon nom lié à une affaire de ce genre. Et le tribunal de Ouargla (sud algérien) a dû rectifier et présenter ses excuses”, a affirmé le député. “Mais l’information ne semble pas avoir circulé”.
Un responsable de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale malienne avait indiqué à l’AFP le 2 octobre que celle-ci “étudiait actuellement la demande de levée de l’immunité” de Deiti Ag Sidimo.