Le directeur exécutif de l’Inter à Echorouk : « Le football algérien n’a rien perdu de son prestige…et ce même si vous ne vous qualifierez pas à la CAN »
C’est en toute modestie que le président exécutif Ernesto Paolillo a accepté d’accorder un entretien à Echorouk. Ce dernier nous a, à son tour, invité à prendre des photos avec le trophée de la ligue de champions européenne que l’Inter de Milan avait remporté la saison dernière. Paolillo a encensé le niveau du football algérien. Le directeur exécutif de l’Inter a réfuté l’idée que sa direction aurait pensé à évincer le successeur de Mourinho à cause des mauvais résultats que Benitez aurait enregistré..
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Echorouk : Vous avez concédé la première défaite face au rival Milan depuis cinq ans ?
E. Paolillo : La défaite est une chose ordinaire en football. Il faut savoir accepter la défaite tout comme la victoire. C’est vrai que nos rencontres avec le Milan ont des cachets particuliers, mais subir une défaite ne veut aucunement dire perdre le titre.
Echorouk : L’écart entre vous et le Milan est tellement important qu’il est difficile de garder la Scudetto ?
E. Paolillo : On est à la 12eme journée seulement du championnat (l’entretien réalisé avant la défaite de l’Inter face au Kievo Vérone) et il n’y a que 06 points (devenu 09 points) qui nous séparent. Et donc, nous avons toutes les chances de préserver notre titre, e t le football ne connaît pas l’impossible si on travaille et connaît comment dépasser les crises.
Echorouk : est ce que cela veut dire que l’Inter (détenteur d’un triplé) souffre d’une crise ?
E. Paolillo : Ce n’est pas je ce que je voulais dire. C’est vrai que notre classement n’est pas bon, mais cela ne se traduit pas forcement par l’existence d’une crise.
Echorouk : Même le but inscrit par le Milan a été l’œuvre de votre ex joueur Ibrahimovich ?
E. Paolillo : Ou est le problème ?? C’est un but inscrit sur penalty, et le match s’est achevé sur le score d’un but à zéro, et c’est tout.
Echorouk : en toute franchise, ne penseriez-vous pas à remercier Benitez ?
E. Paolillo : Jamais, nous lui avons renouvelé notre confiance, et je suis rassuré sur ce plan. Je ne sais pas pourquoi la presse demande la tête de Benitez !? Pour l’instant c’est lui l’entraineur de l’Inter-Milan et non pas d’un autre club pour qu’une autre personne décide de notre avenir.
Echorouk : Mais, vous grincez les dentes pour Mourinho, qui vit ses meilleurs journées avec le Real ?
E. Paolillo : Mourinho est un entraineur qualifié. Il a remporté un super triplé avec l’Inter. T je ne pense pas qu’il va rééditer la même chose avec le Real Madrid, c’est pourquoi je ne pense pas qu’il va revivre les mêmes moments qu’il a vécus avec l’Inter.
Echorouk : Vous aussi, peut-être que vous n’allez pas revivre les moments de la saison dernière ?
E. Paolillo : (Il rigole)…Mais qui vous a déjà que nos journées sont mauvaises. L’Inter est un club de titres et on ne dérogera pas à la règle.
Echorouk : Tout à l’heure, le président du FC Barcelone a démenti à Echorouk son approbation pour vendre Messi au profit de l’Inter. Est-ce que vraiment, vous avez formulé cette demande ?
E. Paolillo : J’ai discuté en aparté avec le président du F Barcelone, au cours de laquelle l’information de vendre Messi était juste pour s’amuser. Barcelone ne peut pas lâcher Messi et nous, nous ne l’avons pas demandé.
Echorouk : Mais Messi est le rêve de tous les clubs ?
E. Paolillo : Il est difficile voir utopique de voir Barcelone lâcher Messi dans les trois prochaines années, sauf si le joueur le demande, chose qu’il ne pourra pas faire.
Echorouk : Quel est votre opinion sur le football algérien et sur les joueurs algériens en Italie ?
E. Paolillo : Le football algérien n’a rien perdu de son prestige, et demeure toujours un réservoir de joueurs talentueux. Les joueurs algériens ont toujours gardé leur touche, et ce c’est important pour tous les joueurs.
Echorouk : Mais après le mondial, le football algérien a perdu un peu de son prestige, et actuellement la sélection souffre du spectre de l’échec de se qualifier à la CAN à cause des défaites enregistrées dans ses premières rencontres ?
E. Paolillo : Les périodes de passage à vide existent en football, et toute équipe-peut-etre confrontée à cela. Regardez le champion du monde, en l’occurrence l’Espagne, il a perdu sur des scores larges, est ce que cela veut dire que l’Espagne a perdu de son prestige…Non, non, l’Italie aussi était championne du monde de l’édition d’avant mais elle a échoué d’une manière très étonnante dans le dernier mondial. Mais tout de même, l’Italie reste toujours l’Italie.
Echorouk : En parlant de la sélection Italienne, cette dernière n’avait pas de chance dans le dernier mondial. Elle en est sortie bredouille ?
E. Paolillo : la participation de la Squadra Azzura était négative sur toute la ligne, malgré son entrée en compétition comme étant le détenteur du titre. Mais, maintenant les choses ne marchent dans le bon sens. Il ne faut pas oublier aussi que l’Italie revient en force après les échecs.
Echorouk : La sélection algérienne est sortie, elle aussi, du premier tour. L’avez-vous suivie lors du mondial ?
E. Paolillo : Je n’ai regardé que le match face à l’Angleterre, un match durant lequel l’Algérie a été bonne. Je pense qu’elle a été victime du manque d’expérience de ses joueurs, mais elle a laissé une très bonne image.
Echorouk : Nous vous remercions Mr Ernesto
E. Paolillo : Je vous en prie, e t bonne chance pour l’Algérie et pour vous.