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Le fils caché de Khaled : «Je suis né d’un père trop connu»

الشروق أونلاين
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Le fils caché de Khaled : «Je suis né d’un père trop connu»

Annys, 18 ans, n’a jamais été reconnu par son père, le célèbre chanteur de retour sur scène ce soir à Paris. Cet adolescent, qui vit avec sa mère à Colombes (Hauts-de-Seine), se confie pour la première fois.

On croirait le tube « Papaoutai » écrit par, ou pour lui. A cette différence près qu’Anyss, lui, sait où est son papa. Au-delà de Stromae, dont on lui dit souvent qu’il a de faux airs, c’est surtout au chanteur Khaled que cet adolescent d’une cité de Colombes (Hauts-de-Seine) ressemble trait pour trait. Et pour cause. Anyss, comme l’a reconnu à plusieurs reprises la justice, est le fils naturel de la star du raï, qui fera ce soir son grand retour sur la scène de l’Olympia à Paris

L’occasion pour Anyss de se rappeler au bon souvenir de son géniteur qui n’a jamais voulu le rencontrer.

Il y a trois ans, le « fils honni » avait tenté de l’approcher, sans succès, lors d’un concert à Argenteuil (Val-d’Oise). « J’étais rentré dans les loges. Un vigile m’a dit qu’il viendrait, a fait mine de m’accompagner et m’a jeté dehors. J’avais 15 ans, j’ai pété les plombs… » La soirée s’était finie en garde à vue.

Désormais majeur, cet élève en bac professionnel, qui rêve d’être journaliste, a mûri. Il se rendra très certainement à l’Olympia. « Je viendrai en paix », assure-t-il. De la colère et de la haine, il dit pourtant toujours en garder. La faute à toute cette « souffrance », et à ce mur d’« indifférence » qu’il a toujours trouvé face à lui. « J’existe. Je porte son nom. J’ai sa gueule. Je voudrais juste qu’il vienne me parler, cinq minutes. Oui, j’ai de la rancœur. Certains de ses fans le connaissent et pas moi. »

« Au moment où sa vie d’adulte se construit, ça le plombe », souligne Karima, sa maman. Au début des années 1990, elle a entretenu une relation avec la star, comme l’ont attesté de nombreux témoignages. Le chanteur aux 80 millions d’albums vendus est alors à son apogée. Il rompt avec Karima. Anyss naît quelques mois plus tard, le 20 juin 1995. Une veille de Fête de la musique, signe prémonitoire pour ce gamin touche à tout, à la fibre littéraire, auteur de clips et amateur de rap. L’aura de son père? « A Colombes, les gens m’idolâtrent un peu avec ça. Depuis tout petit, on m’en parle, les gens me chantaient ses tubes, ça m’énervait. Aujourd’hui, j’assume. Et si ça peut m’aider dans ma vie professionnelle, pourquoi pas. » Pour le reste, si certains « sont nés de père inconnu, moi, je le suis d’un père trop connu », estime-t-il, ajoutant que le raï, « c’est pas [s]on truc. »

Certes, « Khaled est un tôlier », comme on dit, et Anyss « respecte sa carrière et ses chansons populaires », mais il leur préfère très clairement « le son américain. » Question de génération. Dans sa tête, pourtant, se bousculent ces chansonnettes qu’il déclame régulièrement dans sa chambre d’ado. S’entremêlent aussi toutes ces questions sans réponses : « Je comprends, il a ses problèmes comme tout le monde. Mais pourquoi n’a-t-il jamais été là pour moi? Je me fiche de l’artiste. Je veux savoir qui est l’homme Khaled. »

Pour en avoir un aperçu, Anyss a contacté le grand frère de l’artiste, Filali, brouillé avec ce dernier. « On a échangé un temps via Facebook », dit le jeune homme. Jusqu’à ses 10 ans, il a aussi souvent rendu visite à sa grand-mère paternelle, à Villejuif (Val-de-Marne). Les liens se sont distendus en 2006. Condamné pour abandon de famille, le chanteur avait été, cette année-là, placé en garde à vue pour non-paiement de pension alimentaire. Elle est désormais prélevée à la Sacem sur ses droits d’auteur. « Mais toute ma démarche n’a rien à voir avec l’argent, précise Karima, qui vit seule avec son fils dans une modeste HLM. Ma bataille, c’est la sienne. J’en ai marre de le voir dans cette détresse psychologique. »

Khaled, contacté à plusieurs reprises via son attachée de presse, n’a pas souhaité s’exprimer. Devant un tribunal en 2001, il niait être le père de l’enfant, persistant à clamer qu’il avait « été trompé ».

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Commentaires
4
  • Dima

    Il ne faut jamais se fier à une ressemblance pour définir une paternité.

    Il existe dans une même famille des gens qui ne ressemblent pas et il existe aussi des sosies.

    Seuls les tests ADN sont fiables et rien d'autre.

    On ne peut écarter l'hypothèse que cette femme a pu vouloir faire un enfant dans le dos de Khaled comme c'est arrivé à Mami.

  • Nadjet

    C'est vraiment honteux! Comment peut-il faire d'autres enfants, les aimer et laisser tomber son aîné. Il n'a ni scrupules, ni conscience, ni foi, ni loi. Ce sont des gens à oublier. Que ce soit Khaled ou Mami. Il y en a pas un meilleur que l'autre. Ils ne craignent même pas la colère de Dieu.
    Allah yestorna min qawm edhalimin!

  • anissa

    un chanteur qui ne me dit rien a part une seule chanson on va s aimé

  • SAINT ESPRIT.

    Son comportement de roublard, se lit sur son visage, il n'a ni foi ni loi, il peut tremper même son créateur aprés avoir trempé sa patrie.Cette karima n'est pas perspicace autrement dit elle l'aurait aperçu lorsqu'il ouvre sa grande gueule pour laisser tomber ses âneries.D'ailleurs il ne ressemble à rien.