Le gouvernement algérien autorise l’étourdissement des volailles
Le gouvernement algérien a autorisé, dans un décret exécutif publié dans la dernière édition du Journal officiel, l’étourdissement des volailles avant l’abattage.
Pour faciliter l’abattage selon le rite musulman, l’étourdissement peut être utilisé à condition qu’il ne cause pas la mort de l’animal. Selon le Journal officiel, les lieux, les lignes et les processus d’abattage doivent être conçus de manière à répondre aux exigences «hallal» fixées par le présent réglement technique et doivent satisfaire aux exigences des normes et des règlements en vigueur.
Une décision qui n’a pas été du goût des associations de protection des consommateurs, des imams ainsi que des éleveurs de volailles. Ces derniers ont dévoilé, lors d’une déclaration accordée à Echorouk que l’étourdissement de volailles avait été interdit dans les abattoirs : «De nombreux éleveurs le font de manière secrète et illégale, et avec l’autorisation du gouvernement, l’étourdissement de volailles sera pratiqué dans touts les abattoirs du territoire national», a-t-on appris de quelques imams.
Cette décision a en effet, suscité une vague de critiques contre le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, qui s’est immédiatement engagé sans consulter les Oulémas pour promulguer une Fatwa.
D’après les spécialistes en la matière, cette opération ne permet que d’immobiliser l’animal pour éviter les pertes économiques. L’animal étant suspendu vivant sur la chaîne d’abattage. S’il est saigné sans électronarcose, il y a fracture des ailes surtout, éparpillement du sang, souillures… nettoyage à répétition, consommation importantes d’eau etc. Ce qui nous fait comprendre que ce procédé de la saignée n’est effectué que dans le but d’un rendement meilleur et qu’il n’est pas adapté au rite musulman.