Le gouvernement gèle l’exportation des métaux précieux
Echorouk a appris de sources responsables que le gouvernement a décidé de geler temporairement toutes les opérations d’exportation des déchets non ferreux. Il s’agit donc de tous les métaux, à commencer par le cuivre et l’aluminium, à l’exception du fer.
- Ces nouvelles dispositions visent à mettre un terme aux pertes subies par Sonelgaz, Algérie Télécom et les projets d’électrification du rail.
- La nouvelle décision fait suite aux rapports qui sont parvenus aux hautes autorités concernant des dépassements graves et des données sur d’importantes pertes enregistrées en raison des actes de vols et de vandalisme que subissent les biens des entreprises publiques qui sont transformés en déchets en vue de leur exportation en usant de fausses déclarations.
- L’exportation des déchets métalliques se limite depuis plus d’une semaine aux objets ferreux. Celle des déchets des métaux précieux comme le zinc, le cuivre et l’aluminium est interdite jusqu’à nouvel ordre, pour divers motifs dont l’établissement de fausses déclarations auprès des services des douanes et du commerce.
- Les pertes résultant de l’anarchie dans l’exportation des déchets ferreux et non ferreux sont estimées à 200 millions de dollars annuellement.
- Ce genre d’exportation avait été interdit il y a deux ans, puis autorisé après adoption de nouvelles mesures qui n’ont d’ailleurs pas atteint les résultats escomptés. Les exportateurs ont saigné davantage les entreprises publiques et leurs biens. Pour avoir une idée plus claire, la réalité est éloquente. Plus de 450 kilomètres de câbles d’Algérie Telecom sont en effet volés annuellement, ce qui, en même temps, isole 330 mille abonnés de la téléphonie fixe.
- Les câbles en cuivre de la Sonelgaz sont également convoités par les voleurs alors que le vol d’équipement et de câblage a ralenti les travaux de l’électrification du rail. Pire, les lignes intérieures de la SNTF sont visées ce qui pourrait être derrière des collisions dangereuses.
- Les scandales d’exportation des déchets ferreux et non ferreux ont coûté au trésor pas moins de 3000 milliards de centimes en cinq ans.