Le gouvernement ne baisse pas ses bras face à la corruption
Le gouvernement a pris une série de mesures pour lutter contre le phénomène de la corruption qui a pris des proportions alarmantes en Algérie.
Abordant la question de la corruption dimanche à l’Assemblée Populaire Nationale (APN) lors d’une séance consacrée aux réponses aux questions des députés, le premier ministre, Ahmed Ouyahia, a indiqué que le gouvernement a pris une série de mesures pour lutter contre ce phénomène. Il s’agit, notamment, de procédures pour bien maîtriser les dépenses publiques, des mesures de lutte contre la confiscation, le renforcement des moyens de contrôle et à travers l’instauration de sanctions sévères contre les corrupteurs et ceux qui détournent les deniers publics. Le premier ministre a souligné en outre qu’aucun projet ne sera lancé sans l’achèvement total de son étude. Lorsqu’il s’agit de projet qui nécessite un financement de plus de 20 milliards de DA, le projet doit avoir le consentement et l’accord de la commission nationale des études et d’évaluation relevant du ministère des finances. Il a souligné que les insinuations sur la généralisation de la corruption dans les différents secteurs et dans la société ne vont « complexer » le gouvernement. Le premier ministre estime que ces parties utilisent le dossier de la corruption comme un fond de commerce. À ce propos, il souligné que la lutte contre ce phénomène nécessite des actes et non pas des paroles vides. S’agissant du dernier classement de Amnesty international dans lequel l’Algérie figure à la 105e position, Ahmed Ouyahia indiqué que ce classement ne reflète pas la réalité. « L’Algérie ne cède pas aux pays pour lesquels travaillent certaines organisations ». A une question sur l’existence de conflit au haut niveau du système politique algériens, il a affirmé que le système politique ne représente qu’un seul groupe et il a démenti à cette occasion l’existence de quelconque conflits ou de lutte. Ahmed Ouyahia a adressé un avertissement aux députés du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) et d’autres parties qui ne ratent aucune occasion pour s’attaquer au gouvernement. « Il est temps de mettre un terme à la violence verbale », a déclaré Ahmed Ouyahia. Ce dernier a attribué la « stagnation » de la Kabylie à des conflits « politiciens » qui ont pris en otage cette région. « Les citoyens de la région de Kabylie ont subi les effets négatifs de calculs politiciens de certaines parties », a-t-il expliqué. A ce propos, il a estimé que le RCD a freiné le processus de développement de la Kabylie. Dans le même sens, Ahmed Oyahia a démenti les présomptions selon lesquelles le gouvernement aurait déclaré une guerre économique contre la Kabylie.