Le journaliste d'Al-Jazeera condamné par Israël affirme son innocence
Un journaliste palestinien, chef du bureau d'Al-Jazeera à Kaboul, condamné par un tribunal israélien pour conspiration pour le compte du Hamas”, a récusé mardi les accusations contre lui et assuré n'avoir signé aucun document pour être libéré.
“Toutes les accusations portées contre moi étaient mensongères”, a déclaré à l’AFP le journaliste, Samer Allawi, libéré lundi, joint par téléphone dans sa ville natale de Sébaste, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie.
“Je ne suis membre d’aucune organisation militaire ou politique qui menace Israël”, a-t-il ajouté.
“Je n’ai signé aucun engagement en échange de ma libération”, a assuré le journaliste, condamné par un tribunal israélien à une peine équivalente à la durée de sa détention, trois ans d’emprisonnement avec sursis et une amende, “à la suite de ses aveux dans le cadre d’un plaider coupable”, selon un communiqué du Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien.
Il a été condamné pour “conspiration au profit d’une organisation interdite (le Hamas)”, a précisé le Shin Beth.
Samer Allawi a reconnu au cours de ses interrogatoires avoir été recruté par le Hamas en 1993 au Pakistan et avoir accepté en 2000 de se livrer à des “activités militaires et organisationnelles” pour le compte du Hamas, affirme le service israélien.
Le journaliste avait été arrêté en août par des soldats israéliens alors qu’il s’apprêtait à franchir le pont Allenby qui relie la Cisjordanie et la Jordanie, lors d’une visite à sa famille dans le territoire palestinien.