Le ministère du Commerce prépare une nouvelle liste de produits à importer sous licence
Au moment où le ministère du Commerce prépare avec les ministères de l’Agriculture et de l’Industrie une nouvelle liste de produits interdits d’importation que sous licence, un certain nombre de pays désapprouvent cette démarche qui pourtant préserve l’économie nationale.
En effet, par le biais de diplomates ou des représentants d’organisations patronales et de Chambres de commerce, ces pays, dont l’Inde, la Tunisie, les Etats-Unis et l’Union européenne, à leur tête la France, la Suisse, qui considèrent l’Algérie comme «sac plein de dollars», expriment leur insatisfaction et le manque à gagner à cause de ces licences d’importation.
Ali Bey Naceri, le président de l’Association des importateurs algériens, a souligné que c’est la baisse des revenus financiers à hauteur de 25 milliards de dollars en 2015 qui a imposé de réduire les dépenses pour équilibrer la balance commerciale.
En outre, il a ajouté que les pays européens et même l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ne peuvent pas contraindre l’Algérie à importer leurs produits et que la politique des quotas introduite dernièrement est une manière de protéger, booster et développer notre économie nationale.
Mais le véritable manque à gagner est du côté algérien, car ses échanges avec l’UE ne lui rapportent que 5% de revenus, alors que le Maroc en a 60% et la Tunisie 80%, ce qui incite à revoir ces accords économiques.