Le ministre tunisien des AE souligne la nécessité de redynamiser l’espace maghrébin
La politique extérieure de la Tunisie repose désormais sur l’appui des capacités économiques et l’attrait des investissements et des capitaux, a souligné vendredi le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem.
Lors d’un point de presse à Tunis, le chef de la diplomatie tunisienne a précisé que la Tunisie adopte une politique extérieure basée sur le renforcement des capacités économiques et l’attrait des investissements extérieurs et des capitaux, insistant sur “la nécessité de dynamiser l’espace maghrébin, notamment l’ouverture du marché intermaghrébin des investissements.
La Tunisie abritera au deuxième semestre de l’année en cours la conférence au sommet maghrébin, a-t-il indiqué, soulignant que l’ouverture maghrébine est à même de garantir la stabilité des pays maghrébins, d’offrir des opportunités d’emploi et de réduire l’immigration clandestine vers les pays de l’Union européenne (UE). Evoquant la coopération intermaghrébine, le ministre tunisien des AE a souligné “la nécessité de poursuivre la coordination commune entre la Tunisie et les pays voisins”.
Concernant la crise syrienne, M. Abdessalem a annoncé la participation de la Tunisie, en avril prochain, à la conférence d’Istanbul (Turquie) consacrée à la question syrienne.
A une question sur l’éventualité d’inclure les principes de la charia islamique dans la constitution tunisienne, M. Abdessalem a souligné que la Tunisie est un pays musulman et ouvert, soulignant que “les tunisiens ne sont point divisés sur cette question”. Il a estimé que la prochaine constitution “doit être équilibrée entre préservation de la culture arabo-musulmane et ouverture sur le monde”.