Le peuple voulant la stabilité: les Algériens ignorent l’appel à la révolte du 17 septembre
Les efforts de ceux qui ont appelé à la soi-disant révolution du 17 septembre et qui ont incité les algériens à descendre dans les rues pour protester se sont soldés par un échec cuisant.
La journée de samedi s’est déroulée le plus normalement du monde dans les quatre coins du pays. Aucune manifestation n’a été enregistrée et la prétendue révolte du 17 septembre à laquelle ont appelé des parties qui veulent créer la zizanie dans notre pays n’était en fin de compte que du « vent ». En effet, une tournée effectuée samedi matin par Echorouk dans plusieurs boulevards et quartiers d’Alger, à l’instar du boulevard Hassiba-Ben Bouali, la Grande-Poste et la place des Martyrs a montré que les citoyens vaquaient à leurs occupations quotidiennes comme à l’ordinaire. Aucun changement de comportement ou incident n’ont été enregistrés. Par ailleurs, Echorouk a noté que la présence policière était ordinaire c’est-à-dire qu’il n’y a pas eu lieu de renforcer la présence des forces de l’ordre comme ce fut le cas lors des « marches » du samedi auxquelles a appelé les RCD. Beaucoup de citoyens faisaient leurs achats quotidiens au niveau des marchés et magasins. Les tables des cafés accueillaient beaucoup de gens qui sirotaient différentes boissons, bref la situation était ordinaire à Alger. Ainsi, les Algériens n’ont pas répondu à l’appel à la prétendue révolte du 17 septembre. A Triolet, sur les hauteurs du quartier populaire de Bab el-Oued, des habitants se sont rassemblés non pas pour protester mais pour saluer l’exécution des promesses de relogement faites par le président de la République. « Le peuple veut la stabilité », ont scandé plusieurs citoyens. « Nous ne voulons pas que les scénarios de la Tunisie, de l’Égypte et de la Libye se reproduisent chez nous, nous ne voulons pas que notre pays replonge dans une autre décennie noire : nous voulons la stabilité et la paix », ont indiqué à Echorouk plusieurs citoyens rencontrés à Triolet. Pour rappel, les investigations des services de sécurité ont montré que parmi les personnes ayant appelé à la révolte du 17 septembre figurent des parties étrangères. Il s’agit notamment de Marocains, d’Égyptiens et de Libyens. Ces étrangers qui se font passer pour des Algériens, tentent d’inciter les jeunes à la protestation contre les conditions économiques et sociales dans notre pays. En plus de cela, ils appellent nos jeunes à mener une révolte à l’instar de celles qui ont eu lieu en Tunisie, en Égypte et en Libye.