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Le poète allemand Heinrich Heine: une nostalgie accrue de l´Orient

الشروق أونلاين
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Le poète allemand Heinrich Heine: une nostalgie accrue de l´Orient
D.R
Heinrich Heine, poète allemand (1797-1856)

Cette année, l´Allemagne célèbre le 160e anniversaire de la mort du poète Heinrich Heine.

Et à chaque occasion, les discussions mettent la lumière sur plusieurs sujets de sa littérature et de ses oeuvres, mais elles négligent souvent dans quelle mesure a été -t-il influencé par la culture arabe, sachant que  ses oeuvres et ses correspondances comprennent bien d´éléments de la culture arabe et de la civilisation islamique.

Parmi ces oeuvres qui nous permettraient plus clairement de reconnaître cet impact on cite: la pièce de théatre “ Alamansour´´, des poèmes comme, “ L´Asra,  Ali bye, Abu Abdallah´´, et  “Le poète Al- Firdoussi´´.

Il n´a guère attiré attention

L´influence est clairement stylistique, car ses oeuvres incluent aussi de nombreuses expressions et métaphores, des récits et des anecdotes, des commentaires et des notifications, qui prouvent ô combien Heine était régulièrement intéressé par cette culture. Cependant,  les recherches n´ont pas accordé suffisament d´attention à ce côté “ oriental´´ de Heine, car il a été souvent reduit à ses origines juives.

 Parmi ces premières et peu connues oeuvres de Heine figurent ses drames historiques. La tragédie “Almansour´´,  qui traite principalement des conséqueces de la chute du royaume de Grenade, le dernier bastion islamique en Andalousie, et sa reprise par les chrétiens. L´invention concerne le destin d´une jeune fille musulmane et son fiancé. Les deux étaient dès leur enfance attachés l´un à l´autre, mais ils seraient rudement séparés.

Les chrétiens ont sommé les musulmans de se convertir au christianisme ou de quitter le pays.

La pièce de théâtre commence avec le retour de l´héros “ Almansour´´. Emporté par une nostalgie accrue à son pays et une envie brûlante de voir sa Salima, il est renté d´exil. Il lui sera alors donné de découvrir qu´elle était convertie au christianisme, et qu´ elle était sur le point de se marier avec un chrétien, qui en veut seulement à la fortune de son père.

Eléments de l´arabe ancien

Dans la prochaîne scène, il s´arrêta à l´interieur d`un palais démoli de son père, il  se complut dans ses souvenirs et il déplora ce qui s´est passé. Cette scène nous rappelle également à l´élément “ Al-woukouf- alla al-atlal´´ dans l´anciènne poésie arabe, dans laquelle le poète retourne sur l´endroit de la destruction et sur les souvenirs pour élaborer ses rimes.

Heine a éxprimé à ses amis avoir consenti beaucoup d´efforts  pour donner une valeur authentique à son travail. Cela ne se focalise pas uniquement sur les faits historiques, mais aussi sur le caractère et son empreinte orientale. Ce qui a été confirmé par les sources et les ouvrages de référence que le jeune écrivain a utilisés en 1820. Il apparaît clairement dans ses recherches de longue haleine qu´ il ait voulu donner à sa pièce plus qu´une apparence orientale superficielle, comme le prétendaient  certains chercheurs. Au contraire,il se plongea profondément dans des études et dans des documentations. Pour lui, musulmans et juifs de l`Andalousie étaient liés les uns aux autres. Il était trés impressionné par la culture arabo-andalouse, dont il a conféré son admiration avec l´édition d´Almansour.

Une discussion a eu lieu ensuite dans certaines parties d´Europe, où des regrets ont été exprimés suite à la disparition de cette culture .

Un esprit oriental

Uutre de ces références historiques, Heine s` est appuyé aussi sur des sources littéraires pour arriver à une profonde compréhension de cet esprit oriental, et donc à conférer une logique et une rhétorique aux caractères concernant les couleurs de la conception arabo-musulmane.

Parmi ces principaux textes sur lesquels il s´est appuyé, figure une traduction allemande d´un recueil de poèmes des sept Mouallaqat par Anton Theodor Hartmann ,datant de 1802. Hartmann avait enrichi les Muallaqat avec des commentaires détaillés, et de nombreuses explications, qui metteraient l´ancien poème et les conditions de vie arabe à la disposition du poète.

Une inspiration arabe

Heine était inspiré  d‘un poème de Udai bin Abi- Rabia que Hartmann a tiré d‘un recueil de poèmes classiques  “ Alhamasa´´.

On concoît en outre naturelle, l`hypothèse qui dit que l´influence de la culture arabe sur Heine se reflète dans certains poèmes de son “ Livre des chansons´´.  Plus précisément dans le chapitre “ Le retour au pays´´ qui contient bien-entendu des parallèles aux premières rimes des “ Muallaqats´´, des poètes comme Zouhair, Labid et Antara, dont Heine les a appris à travers la traduction de Hartmann.

Quitter l´Allemagne pour l`Arabie

L´influence directe des Muallaqats  s´était étayée par une lettre exceptionelle d´avril 1822. À une heure de désespoir et d´ennui a écrit- Heine: Une fois mon état de santé serait amélioré, je quitterais l`Allemagne pour l`Arabie où je menerais une vie de nomade. Je vais sentir au sens propre du mot comme un être humain. (…) et je vais écrire des poèmes aussi beaux que les Muallaqats. Je vais m´asseoir sur la pierre sacrée, où Al-Madjnoune s` était assis une fois et s´était langui de Leila.

Goethe, Heine et l´amour platonique perse

La lettre attire l´attention sur un autre élément de l´héritage culturel arabe, qui a passionné et inspiré Heine. – L´Amour platonique entre Al-Madjnoune et Leila-. Heine avait trouvé à travers la littérature perse qui ,à l`époque,  avait suscité un vif intérêt, un accès à la fameuse histoire d`amour,  dont  Goethe lui aussi y`avait trouvé une inspiration pour son oeuvre célèbre “ West-eastern divan´´, dont  l’apparition en 1819 avait eu un impact concidérable sur l´univers mental de Heine.

L´histoire “ Madjnoune Leïla´´ qui était transmise par Abd-Rahmane-Djami et traduit par Anton Theodor Hartmann en 1808, était l´un des sources qui avaient aidé Heine à créer les symboles, les allégories, et les métaphores orientales.

Dans le dialogue de “Almansour´´, Heine a offert avec ses éléments de style, à quel point le jeune auteur a été fasciné par la poésie arabe.

Les mille et une nuits pleines de merveilles

Dans l´ensemble des oeuvres de Heine, il existe des références à l´une des principales oeuvres de l‘héritage culturel arabe, un indice aux mille et une nuits. Il exprime souvent sa facination à l´égard des histoires des mille nuits et souligne quel attrait puissant elles avaient déja sur son enfance.

Cette influence se reflète dans le cliché oriental qui s´était formé dans sa conscience. Il voyait l´Orient comme un monde fictif, fascinant, plein de merveilles, qui s´illumine par des couleurs brillantes, et où embaume partout une odeur envoûtante. Un monde dont il permet ces motions aux hommes qui interdisent les doctrines chrétiènnes, et les traditions civiles. 

 

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