Le poste de «Premier ministre» creuse le fossé entre FLN et le RND !
Le poste de Premier ministre a provoqué ces dernières heures une nouvelle guerre de déclarations entre les deux partis au pouvoir, FLN et RND.
Le secrétaire général du FLN, Amar Saadani étant le premier à réclamer à ce que le successeur de Sellal à la tête de l’Exécutif soit issu de sa formation, ayant bien entendu la majorité parlementaire.
Une déclaration qui n’est, parait-il, pas du goût de son rival, le RND qui n’a pas tardé pour rétorquer. Ce dernier affirme que seul le président de la République est habilité de trancher sur le dossier.
Même si rien n’oblige, en fait, le premier ministre et son staff de présenter leur démission, le président de la République peut lui mettre fin aux fonctions du premier en vertu de l’article 77 de la nouvelle constitution, qui n’est toujours pas publiée au Journal officiel (JO).
L’article 86 de la nouvelle constitution stipule que « le président de la République nomme le Premier ministre après le consultation de la majorité parlementaire». Sur cet article, précisément, Saâdani a soutenu que « le Premier ministre sera issu de la majorité parlementaire ».
Abondant dans le même sens, le porte-parole du vieux parti, Hocine Khaldoun a déclaré à Echorouk que la nouvelle constitution visait la moralisation de la vie politique et que leur formation reste fidèle à sa position quant à leur droit à la présidence de l’Exécutif.
Par ailleurs, Khaldoun a affirmé que les propos du patron du parti n’étaient pas adressés à une personne ou à un parti donné, ajoutant que le chef de l’Etat a répondu positivement à la revendication formulée par le FLN, à savoir la présidence du gouvernement, en introduisant ledit article dans la nouvelle constitution.
Chihab: La nomination du Premier ministre est du ressort du chef de l’Etat
En revanche, le porte-parole du Rassemblement national démocratique (RND), Seddik Chihab s’est abstenu de commenter les déclarations de Amar Saadani quant au poste du premier ministre, ajoutant que seul le président Bouteflika est habilité de se prononcer.
Pour Chihab, nommer un Premier ministre du FLN ou du RND relève des prérogatives du Président, y compris pour l’ensemble de l’équipe gouvernementale.
Selon lui, il ne s’agit point de la majorité parlementaire mais du choix de Bouteflika que le RND respecte.
« Ce n’est guère une réponse au FLN… nous nous empêchons même d’aborder ce sujet. Pour nous, le dossier est clos », fait-il savoir.