Le président de l’association de la mosquée de Marseille : « Je n’ai pas exigé des autorités algériennes un financement à hauteur de 22 millions d’euros »
Le « deal » passé entre les responsables de la mosquée et la ville de Marseille était de faire en sorte que la Grande mosquée ne soit la propriété exclusive d’aucun pays par le truchement d’un financement important.
- Le président de l’association de la mosquée de Marseille, Abderrahmane Ghoul, a accusé « des groupes d’intérêt » de vouloir induire en erreur le secrétaire d’Etat algérien chargé de la communauté à l’étranger, Halim Benatallah, en vue de lui faire prendre une décision négative concernant le financement de la Grande mosquée de Marseille ». Il a précisé en outre avoir eu des assurances de la part du ministre d’Etat, Abdelaziz Belkhadem, qui lui a promis de rapporter ses doléances au président de la République.
- Selon Abderrahmane Ghoul, « il n’a jamais été question d’imposer à Alger un financement à 100% de la mosquée, mais juste à une hauteur qui ne doit en aucun cas excéder les 30% », parce que le « deal » passé entre les responsables de la Mosquée et la ville de Marseille était de faire en sorte que la mosquée ne soit la propriété exclusive d’aucun pays par le truchement d’un financement important ».
- Le président de l’association de la Grande mosquée de Marseille a profité de l’occasion de notre entretien téléphonique pour répondre au secrétaire d’Etat algérien chargé de la communauté à l’étranger, Halim Benatallah, qui avait contesté « la manière dont Ghoul a été élu », précisant que le secrétaire d’Etat algérien a été « manipulé par des gens de l’intérieur de l’association de la mosquée, et qui sont connus pour avoir des liens solides avec l’ancien président de la République française, lesquels souhaitaient détenir les rênes de la mosquée et occupaient les postes de commandement ».
- Né de père algérien et de mère marocaine, Abderrahmane Ghoul, natif de Tiaret, est un imam de père en fils. Son élection à la tête de l’association qui a charge la mosquée de Marseille, bien que contestée par certains cercles, a été opérée dans la transparence et la démocratie ».