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Le privé, une bouée de sauvetage pour les diplômés !

Le privé, une bouée de sauvetage pour les diplômés !

Ceux qui suivent de près les affaires de l’université s’accordent à dire que le taux des étudiants qui réussissent constitue seulement 10% du nombre global des étudiants universitaires. Les contraintes économiques, le manque de moyens et d’encadrement font que les capacités et les compétences de l’étudiant ne soient pas exploitées pour lui permettre l’accès à des niveaux supérieurs.

  • Le manque d’infrastructures et le nombre restreint des encadreurs par rapport au flux des étudiants, font partie des raisons qui ont engendré le recul du niveau de l’étudiant. Les moyens fournis par l’Etat deviennent insuffisants pour prendre en charge le nombre croissant des bacheliers qui accèdent chaque année à l’enseignement supérieur, et qui ne savent plus s’ils doivent courir derrière le transport, la restauration ou les ouvrages leur permettant de suivre les cours.
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  • Les spécialistes refusent de lier la régression du niveau de l’étudiant à la prestation pédagogique de l’université. Ils estiment que ces facteurs sont plutôt d’ordre économique. L’environnement économique freine, dit-on, l’étudiant qui “sait” au préalable que la conjoncture ne lui permettra pas de travailler à l’obtention de son diplôme, en plus de la gestion qui ne suit pas le nombre grandissant des étudiants; un nombre qui atteindra les 2 millions à l’horizon 2010.
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  • L’Algérie est à la traîne en termes d’encadrement par rapport aux pays arabes et voisins en raison des faibles moyens octroyés au professeur universitaire, notamment son salaire équivalant à 700 euros par mois, alors qu’il dépasse les 3000 euros dans les pays du Golfe et d’Europe.
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  • Pour le sociologue Nacer Djabi, la responsabilité du recul du niveau de l’étudiant est celle des entreprises privées et publiques qui emploient les diplômés car elles n’adhèrent pas à une politique efficace de formation qui permet au diplômé d’améliorer son niveau. L’expert indique que l’université dispense un enseignement général, alors que c’est l’entreprise qui est censé développer les compétences et les potentialités du diplômé, comme cela se fait en Europe notamment.
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  • Le secteur privé attire le plus grand nombre de diplômés; environ 61%, tandis que l’administration publique et les corps constitués intéressent la plus grande partie du taux restant. Une catégorie minime va vers les entreprises économiques publiques, en raison de la régression de ses dernières du fait de la politique de privatisation adoptée par le pays dès les années quatre-vingt-dix.
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  • A noter que l’administration emploie le plus grand nombre de diplômés même s’il elle n’est pas génératrice de richesses et un budget faramineux est consacré par l’Etat pour le paiement des salaires de ces employés. Plus d’un million et demi d’algériens travaillent dans les administrations, ce qui a entraîné une surcharge dans ce secteur et la propagation de la bureaucratie.
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