Le programme nucléaire Algérien sous contrôle de l’AIEA
Le ministre de l’énergie et des mines, Chakib Khelil, a révélé que l’Algérie a formulé une demande officielle à l’agence internationale de l’énergie atomique pour signer un protocole additif sur l’accord du danger de la propagation d’armes nucléaires.
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Cela permettrait aux contrôleurs de l’agence de procéder à des opérations de contrôle surprises, touchant les deux centres nucléaires dont l’Algérie dispose, sis à Alger et Djelfa, durant un laps de temps très réduit dés la formulation de l’agence la demande de contrôle.
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Khelil a déclaré que la loi, relative à l’utilisation pacifique de l’énergie atomique, qui stipule aussi la mise en place des outils juridiques, permettra à l’Algérie de prendre les mesures faisant de lui un pays respectant les engagements internationaux, et peut utiliser les applications pacifiques de l’énergie nucléaire. Le ministre de l’énergie et des mines a ajouté que le gouvernement étudiera, avant la fin de l’année en cours, ce projet de loi pour qu’il soit fin prêt au début de l’année prochaine. Cette loi permet la création d’une agence de sécurité et de paix nucléaire et autres pour la recherche et la production.
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Le protocole additif, régi par l’agence internationale de l’énergie atomique en 1997, constitue le principal outil international pour contrôler la propagation des armes nucléaires. Khelil a déclaré que les infrastructures nucléaires Algériennes seront constamment soumises, et en toute transparence, au contrôle de l’agence internationale de l’énergie internationale, et cela quand l’agence le voudrait. Khelil a ajouté que le protocole permettra de visite des infrastructures dont le contrôle n’est pas stipulé par l’accord, telle les centres de recherches ; comme il garantit aussi aux contrôleurs de l’agence d’accéder aux sites nucléaires choisis durant un laps de temps très court, variant entre 2 heures et 24 heures au maximum, et ce à partir de la l’annonce de leurs manifestation d’effectuer cette visite.
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L’ambassadeur américain auprès de l’agence international de l’énergie atomique à Vienne a effectué une visite en Algérie l’année dernière pour demander officiellement à l’Algérie de signer un protocole additif sur l’accord contre la propagation nucléaire.
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Khelil a affirmé que l’Algérie n’a rien à cacher aux experts de l’agence internationale de l’énergie internationale, ajoutant que l’Algérie œuvre à développer son programme nucléaire pacifique en toute transparence. Chakib Kheklil a déclaré que tous les équipements seront soumis à un contrôle périodique sous la houlette de l’agence internationale de l’énergie atomique, et ce au moment qu’ils voudraient et en toute liberté.
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Le programme nucléaire Algérien a resurgit de nouveau ces derniers temps, à l’occasion de la publication du livre intitulé « Le marché noir de la bombe », publié à paris par Bruno Tertrais, professeur et chercheur au niveau de l’établissement Français de recherches stratégiques, et expert spécialiste des questions nucléaires. Dans ce livre, l’auteur a réservé tout un chapitre à ce qu’il appelle « Prévisions nucléaires Algériennes ».