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Le secrétaire des notables Touaregs, Ahmed Idabar, à Echorouk : On ne peut parler d'agriculture à Tamanrasset sans avoir réglé le problème d'eau

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Le secrétaire des notables Touaregs, Ahmed Idabar, à Echorouk : On ne peut parler d'agriculture à Tamanrasset sans avoir réglé le problème d'eau

Le secrétaire des notables des Touaregs de Tamanrasset compte sur le projet de raccordement en eau, entre Ain Salah et Tamanrasset, pour relancer l’agriculture dans la région. Le secrétaire des notables a affirmé que ce genre de projet permet aux habitants de Tamanrasset de réaliser l’autosuffisance en termes de production agricole, notamment les céréales, les dattes et quelques fruits et légumes.

  • <!– /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 {size:595.3pt 841.9pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:35.4pt; mso-footer-margin:35.4pt; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} -Dans cet entretien accordé à Echorouk, Ahmed Idabar s’est étalé sur des questions économique, politique et sécuritaire concernant les tribus Touaregs dans la wilaya de Tamanrasset.

    Echorouk : Quels sont les pays qui renferment des tribus Touaregs ?

    A. Idabar : La majorité des tribus Touaregs se trouvent au Mali, le Niger et l’Algérie, et à un degré moindre en Libye. En Algérie, les touaregs sont concentrés à Tamanrasset, Illizi et Adrar.

    Echorouk : Au vu de la sécheresse qui prévaut dans les régions occupées par les Touaregs en Algérie, quelles sont vos activités ?

    A. Idabar : Malheureusement, nous n’avons pas d’activités agricoles qui constituent notre gagne-pain. Tout ce que nous cultivons reste très insignifiant à cause du problème d’eau. Même les palmiers sont rares à Tamanrasset. En effet, le problème d’eau sera réglé cette année (2010) avec le projet de raccordement d’Ain Salah vers Tamanrasset avec de l’eau. Une fois chose faite, nous pourrions parler d’agriculture à Tamanrasset, où nous avions essayé la culture de céréales, de pommes de terre et plusieurs sortes de fruits et légumes, et ces essais ont donné des résultats positifs. Et après le problème d’eau réglé, nous réaliserons notre autosuffisance dans plusieurs produits alimentaires, mais pour le moment, l’activité économique des habitants se résume au pâturage, l’artisanat et le tourisme.

    Echorouk : Apres la crise de l’enlèvement de touristes allemands depuis des années, est ce que la région d’Ahagar attire des touristes Européens ?

    A. Idabar : Depuis la guerre du Golf de 1991 et l’attaque américaine contre l’Iraq, le tourisme a considérablement chuté dans la région d’Ahagar. Mais avant la date citée en sus, les touristes occidentaux venaient en masse à Tamanrasset. Les choses sont devenues encore plus compliquées suite à la crise sécuritaire qui a frappé l’Algérie une année après. L’enlèvement des touristes étrangers par les terroristes a fait que les premiers ont peur de se rendre à l’Ahagar, même les habitants Touaregs ont peur pour la vie de ces touristes, parce qu’ils ont certaine responsabilité, d’une manière ou d’une autre. Ainsi, les Touaregs coordonnent avec les services de sécurité pour permettre aux touristes de visiter quelques lieux touristiques à l’Ahagar en toute quiétude. Les touristes ne sont pas habilités à se déplacer seuls que dans le cadre d’agences touristiques agréées.

    Echorouk : Quels sont les enlèvements qui ont été enregistrés ces dernières années à Tamanrasset ?

    A. Idabar : Aucun enlèvement n’a eu lieu à Tamanrasset. Même l’affaire des touristes allemands enlevés a été enregistrée à Illizi, et non pas à Tamanrasset. Mais, ils ont été libérés à Tamanrasset. L’erreur a été commise par les touristes allemands eux-mêmes, parce qu’ils sont rentrés en Algérie à partir de la Tunisie tous seuls, sans passer par des agences touristiques algériennes.

    Echorouk : Quelles sont les nationalités qui se rendent souvent à Tamanrasset ?

    A. Idabar : Des Français, Allemands, Italiens pour la majorité d’entre eux, et à un degré moindre, des Anglais et d’autres pays Européens. Quant aux touristes arabes et du golf, ils sont rares.

    Echorouk : Qu’en est-il de la véracité des échos faisant état que des groupes armés ont des liens par mariage avec des tribus touaregs, et cela leur a facilité de se déplacer dans le grand Sahara 

    A. Idabar : Il n’y a aucune famille touareg ayant des liens par mariage avec des groupes terroristes. Parce que les gens qui émettent des doutes sur quoi que ce soit, ou bien doutent des déplacements de personnes étrangères nous contactent. Et nous, nous conseillons les tribus touaregs de dénoncer tout comportement douteux. Et si des terroristes ont pu mettre leurs pieds dans le Sahel, cela est dû au fait que le Sahara soit une grande zone, où il est utopique de surveiller toute la région dans sa totalité.

    Echorouk : Et qu’en est-il des réseaux de trafiquants d’armes et vde drogues qui activent dans ces régions gigantesques ?

    A. Idabar : Dieu merci, l’activité des trafiquants d’armes et de drogue a considérablement baissé ces dernières années. Les policiers et les gendarmes surveillent les frontières et traquent les réseaux des trafiquants.

    Echorouk : Avant l’occupation française, le sud algérien n’appartenait pas au gouvernement Ottoman. Alors, de quels Etat dépendaient les tribus Touaregs ?

    A. Idabar : les tribus Touaregs n’appartenaient à aucun Etat. Elles étaient soumises à une gouvernance tribale. Chaque tribu avait son Cheikh, et ces derniers sont chapotés par le secrétaire des notables.

    Echorouk : Durant la révolution algérienne, nous n’avons pas entendu parler de bataille ayant lieu à l’Ahagar ou dans le Tassili. Pourquoi les Touaregs n’avaient pas adhéré convenablement à la révolution, telles que les autres régions du pays dans le nord ?

    A. Idabar : Tous les Touaregs avaient adhéré à la guerre de libération, mais secrètement. Ils ont voulu rejoindre les montagnes et constituer des groupes pour lutter contre l’occupant français. Mais, les chefs de la révolution leur avaient demandé de soutenir la guerre secrètement parce qu’ils risquaient de disparaitre si jamais ils rentraient en guerre contre l’armée française.

     

     

     

     

     

     

     

     

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