Le SILA, plus important salon du livre dans le monde arabe avec 200 000 visiteurs quotidiennement
Dans une déclaration au journal Echorouk le commissaire du Salon International du Livre d’Alger (SILA), Smail Ameziane a parlé des recommandations faites par le commissariat du SILA après une opération d’évaluation de cette 15e édition.
Cette évaluation a pris en considération la très importante affluence du public. Il a, par ailleurs, affirmé que l’édition de 2010 a connu un grand flux du publics estimé à 200 000 visiteurs quotidiennement, et 1,5 millions de visiteurs durant les 12 journées du SILA. Commentant ces chiffres, il a indiqué que l’engouement du public est le principal indicateur de la réussite ou de l’échec d’un salon du livre dans tous les pays du monde. « En se basant sur cet indicateur, nous dirons avec fierté que le SILA 2010 a été une réussite, vu qu’il a enregistré pas moins de 200 000 visiteurs quotidiennement », a déclaré Smail Meziane. « Ce chiffre est très important si nous le comparant au salon du livre de Genève qui a enregistré le même nombre de visiteurs. Les livres littéraires, scientifiques et techniques ont marqué leur présence en force, les visiteurs et les exposants aussi sont venus en force, ainsi, je pense que cela est suffisant pour affirmer que le SILA 2010 a été une vraie réussite », a-t-il ajouté. Il a souligné également qu’aucune protestation de la part des exposant ou du public n’a été enregistrée ce qui représente une autre preuve évidente de la réussite de cette 15e édition. Selon lui ce très bon résultat a été rendu possible grâce au travail d’équipe qui a été mené et aux colossaux efforts fournis par tous les organisateurs de ce salon. Sur un autre plan, il a indiqué que plusieurs maisons d’édition ont demandé de multiplier leurs espaces d’exposition dans la prochaine édition. Dans ce contexte, il cite la grande maison d’édition Hachette qui a sollicité 500 m2. En outre, dix (10) pays qui n’ont jamais participé aux précédentes éditions du SILA ont demandé qu’ils soient programmés pour la prochaine édition. Abordant les critiques de certaines maisons d’éditions qui se sont plaint de la mauvaise distribution des principales ailes du salon, à la faveur des exposants francophones, il a expliqué que « le ministère de la culture a donné des instructions claires, que nous avons transmis aux maisons d’éditions. Ces instructions donnent la priorité aux livres littéraires, scientifiques et techniques vu que le salon est dédié en premier lieu aux étudiants », a-t-il souligné. Cependant, estime-t-il, « certaines maisons d’édition sont venues pour faire du business et pour créer la zizanie. « Ces dernières ne participeront pas aux prochaines édition du SILA », a-t-il déclaré. Selon lui, d’une façon générale, le SILA 2010 a pris en considération les deux courants, à savoir arabophone ou francophone. « Les francophones ont été présents en force à la conférence de Azmi Bichara, et les arabophones ont rempli la salle qui a accueilli la conférence de John Ziegler », a-t-il précisé. Interrogé sur la cherté des livres, il a souligné que le commissariat du salon, en coordination avec le ministère de la culture, assisteront financièrement les maisons d’édition en matière de frais du transport ainsi que de déchargement des livres afin de baisser leurs prix lors des prochaines éditions.