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Le voile en procès à Paris et à Strasbourg: liberté versus égalité

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Le voile en procès à Paris et à Strasbourg: liberté versus égalité

La cour d’appel de Paris a confirmé mercredi le licenciement d’une salariée voilée de la crèche Baby-Loup. À la Cour européenne de Strasbourg, une femme porte plainte contre la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public.

Le port du voile islamique est l’objet d’un vif débat de société en France que la mise en application de la loi de  2010, interdisant de dissimuler son visage dans l’espace public, n’a fait qu’attiser. Entre les défenseurs d’une stricte laïcité et les hérauts de la liberté individuelle, seule la justice peut trancher. Le voile islamique est au cœur de deux affaires judiciaires mercredi 27 novembre. À Paris, la cour d’appel a confirmé le licenciement d’une salariée voilée de la crèche privée Baby-Loup de Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines. À Strasbourg s’ouvre une audience devant la Cour européenne des droits de l’Homme, où une Française de 23 ans, revendiquant son droit à porter le niqab (voile intégral), conteste la loi de 2010.Paris s’est joué le nouveau round judiciaire d’une affaire commencée en décembre 2008, lorsque Fatima Afif était licenciée pour avoir refusé d’enlever son voile sur son lieu de travail, la crèche Baby-Loup. Le règlement intérieur de la crèche, auquel elle avait elle-même participé en tant que directrice adjointe, stipulait pourtant que le port de signe religieux était interdit au nom du principe de neutralité.S’estimant victime de discrimination au regard de ses convictions religieuses, Fatima Afif saisi alors les prud’hommes qui jugent, en décembre 2010, le licenciement pour faute grave justifié. La salariée fait appel. En octobre 2011, la cour d’appel de Versailles confirme le jugement des prud’hommes. Mais en mars 2013, la Cour de cassation annule cette décision, estimant que la crèche étant un employeur privé, le port du voile est possible. Puis, fait rarissime, le procureur général de la cour d’appel de Paris préconise, le 17 octobre dernier, de ne pas suivre le chemin tracé par de la Cour de cassation.Il a été entendu puisque ce mercredi, la cour d’appel a confirmé le licenciement de Fatima Afif pour faute grave. Mais cette décision pourrait ne pas clore définitivement cette affaire dans laquelle tout le monde veut faire figure d’exemplarité. L’avocat de la plaignante avait annoncé qu’elle formerait “probablement” un nouveau pourvoi en cassation, qui serait cette fois examiné par la Cour de cassation en formation plénière. Fatima Afif avait également affirmé dans la presse qu’elle saisirait la Cour européenne des droits de l’Homme. 

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Commentaires
1
  • yousef

    salam ces au politique algérienne et arabe musulmane qui doive faire leur travail et mettre la pression a la France état en disant pas de voile ou autre pratique d islam alors pas contrat affaire avec vous les Français comme vous été contre notre pratique notre foi etc. Algérie peux faire affaire avec autre pays