Les Africains empêchés de rentrer en Algérie sans carnet de vaccination
Le ministère de la Santé en coordination avec le ministère de l’Intérieur ont entamé une nouvelle procédure visant d’interdire aux Africains de franchir le sol algérien sans un carnet de vaccination afin de réduire la propagation du paludisme dans plusieurs wilayas à l’instar d’Oran, Mostaganem, Batna et Ghardaïa.
Le docteur Salim Gharas, spécialiste des maladies bactériennes, a révélé – lors de sa déclaration à Echorouk- , que les experts qui se sont réunis, lundi, au sein du ministère de la Santé pour étudier les causes de la propagation du paludisme en Algérie, se sont convenu que la plupart des cas enregistrés sont dû à la transmission de la maladie depuis les pays africains, que ce soit par les supporters ou par les Africains étrangers entrant en Algérie.Le président du Conseil de l’ordre des médecins algériens, Mohamed Bekkat Berkani, s’est déclaré « étonné » contre la négligence des autorités algériennes : « la revendication d’un carnet de vaccination aux africains étrangers entrant en Algérie, est la première étape de la lutte contre le paludisme, c’est ce que le ministère de la Santé a tendance d’appliquer avec le ministère de l’Intérieur ».Concernant la progression de la propagation du paludisme, au milieu des supporters revenant de Burkina Faso, le professeur Abdelkrim Soukhal, spécialiste en épidémiologie au CHU de Beni-Messous, a révélé, que la plupart des supporters avaient arrêté de prendre le médicament antipaludique, soulignant que le vaccin n’était pas suffisant pour prévenir la maladie , quoique le médicament doit être pris une semaine avant d’aller à Burkina Faso et quatre semaines après le retour, et c’est ce qu’il n’a pas été fait par 70% des supporters.Par ailleurs,quatorze cas «avérés» de paludisme (malaria) ont été enregistrés jusqu’ici. Tous ces cas ont été localisés à Ghardaïa (9 cas) et à Batna (4 cas). Toutefois, d’autres cas «suspectés» ont été signalés à Oran et à Mostaganem.A noter que deux cas de paludisme ont été déclarés à Oran, selon l’APS, qui cite le service de prévention de la direction de la Santé.