Les artistes syriens déçus par l’annulation de la cérémonie en hommage à Wahbi
La déception se peignait sur le visage des artistes syriens venus participer à la cérémonie artistique en hommage à Ahmed Wahbi, après l’annulation à la dernière minute du projet de Salah Rahoui, son organisateur.
Les stars de Dakirat El-Jassad (La mémoire du corps), Mayada Derouiche, Mejd Fedha, Zina Hallaq et Alae Affache ont indiqué avant-hier à Echorouk qu’ils s’attendaient à un meilleur accueil particulièrement après les échos élogieux qu’ils ont eu au sujet des rôles qu’ils ont interprétés dans le feuilleton adapté du best-seller d’Ahlem Mostaghanemi. En marge de la cérémonie organisée en leur honneur par l’entreprise de production artistique Salah Rahoui avec la collaboration d’Echorouk, ces artistes ont exprimé leur surprise quant à l’annulation inexpliquée et à la dernière minute, de l’hommage à Ahmed Wahbi, mais avec cela, ils ont préféré ne pas retourner tout de suite en Syrie, en signe de solidarité, disent-ils, avec l’organisateur. Zina Hallaq était toutefois très enchantée de visiter Oran, après s’être rendue à Constantine, et espère à présent pouvoir découvrir d’autres villes d’Algérie. Mayada Derouiche a par ailleurs déclaré que le feuilleton Dakirat El-Jassad a quelque peu été lésé en raison de la densité de la production durant le mois de ramadhan, de plus il s’adressait à un public bien déterminé. Tous les artistes ont salué la prestation d’Amel Bouchoucha, une artiste douée qui s’est distinguée, et «qui n’a pas été choisie par hasard, ou parce qu’elle est algérienne», a soutenu Majd Fedha.
Les acteurs ont également ont démenti qu’il y ait une quelconque crise entre Mosteghanemi et la scénariste Rym Hana, ajoutant que ce qui s’est produit, était une simple divergence de points de vue. Zina Hallaq, l’actrice qui a excellé avec Abbas Enouri dans le feuilleton “Ce n’est pas un mirage” a déclaré à Echorouk que «le drame syrien surclasse les autres car n’étant guère gêné par la ligne rouge. Nous avons d’ailleurs vu beaucoup de feuilletons qui abordent le trio “religion – politique – sexe”. C’est peut-être ce tabou qui a suscité les attaques virulentes contre le producteur Nejdet Enzour pour sa dernière œuvre». Meyada Derouiche, une de ses héroïnes, a indiqué qu’il existe des bigots qui jouent le rôle de gardes de l’innovation et surveillent toute erreur pour se ruer sur les artistes, dont Enzour. Les artistes syriens présents, honorés par Salah Rahoui et Echorouk ont refusé de quitter l’Algérie, hier matin, avant de se recueillir sur la tombe d’Ahmed Wahbi et y déposer une gerbe de fleurs, ce qui n’était pas programmé. Tous ont souhaité revenir l’an prochain pour la commémoration de Wahbi.