Les avocats algériens boycottent encore leurs confrères égyptiens
Si l’Algérie et ses avocats estiment qu’il est indispensable que des excuses officielles soient présentées par le syndicat des avocats égyptiens dont des membres ont volontairement incendié le drapeau algérien après le match Algérie-Égypte d’Oum Durman, la partie égyptienne, lors de la réunion des avocats arabes à Beyrouth, a exprimé son vœu de tourner la page et repartir d’un nouveau pied, sans aucune excuse officielle à l’Algérie.
- Hamdi Khelifa, bâtonnier du barreau égyptien, a affirmé que tout était rentré dans l’ordre entre avocats égyptiens et algériens, en particulier, au sujet de l’emblème brûlé. Cette assertion a été démentie à Echorouk par Rezki Ablaoui qui a déclaré que la délégation algérienne n’a pas interrompu l’intervention de Khelifa, par respect pour le Liban surtout en présence de son président Michel Souleiman.
- L’interlocuteur d’Echorouk, Rezki Ablaoui, a indiqué que Khelifa a tenté de calmer le jeu avec les algériens qui veulent des excuses qui n’arrivent pas. Cependant, la commission chargée de l’enquête sur le drapeau enflammé, poursuit ses investigations sur l’acte commis à l’encontre de l’emblème sacré de tous les algériens.
- Ablaoui dément une quelconque réconciliation avec les avocats égyptiens contrairement à ce que rapportent certains journaux qui disent que cette affaire fait désormais partie du passé. La partie algérienne a seulement accepté une trêve qui doit amener à des excuses officielles pour l’Algérie.
- Pour sa part, le vice secrétaire de l’Union des Avocats Arabes, Omar Zine a indiqué à Echorouk qu’il était inacceptable de porter atteinte au drapeau d’un état arabe, et rappeler que les emblèmes font partie des symboles nationaux qui doivent être respectés.
- En tout cas, et à l’issue de la réunion, les avocats algériens ont rappelé leur position et souligné que la commission d’enquête sur l’affaire du drapeau brûlé, continuera ses investigations. En attendant les résultats de l’enquête, ils affirment qu’ils continueront à boycotter les avocats égyptiens qui ont osé souiller un drapeau pour lequel plus d’un million cinq cents mille martyrs sont tombés.