Les banques refusent de débloquer des crédits sans garanties
Les directeurs de banques publiques et privées ont refusé de s’engager au sujet des prêts immobiliers à taux bonifiés proposé par l’état, arguant que la formule actuelle n’est pas claire. Le texte d’application pour le moins nébuleux, empêche l’octroi de crédit aux citoyens en attendant le deuxième texte qui accuse un retard dans sa publication.
- Notre source bancaire, étant présente à la dernière réunion de l’association des banques et des établissements financiers qui en a regroupé les présidents et les vice-présidents ainsi que des représentants des ministères des finances et du logement et aussi du Trésor public, a révélé à Echorouk que certains directeurs de banques publiques ont quitté la réunion, furieux contre les représentants du Trésor et du ministère des finances qui ont refusé de donner des éclaircissements à même de pouvoir appliquer la décision incluse dans la loi de finances complémentaire de l’année précédente.
- Les textes d’application et la détermination de la nature réelle de l’immobilier et des logements soutenus par l’état ont privé les banques de continuer selon l’ancien système relatif à l’octroi de crédits immobiliers qui permettaient de réaliser une moyenne de 3000 milliards de centimes de chiffre d’affaires.
- Le second semestre de l’année écoulée et le premier trimestre de l’année en cours ont vu une suspension quasi-totale du crédit immobilier, la principale raison étant les citoyens qui attendent de bénéficier du crédit à taux bonifié, provoquant par là un manque à gagner pour les banques de 2250 milliards de centimes qui étaient assurés si les établissements financiers avaient pu continuer de travailler selon le système classique usant du taux d’intérêt usuel.
- Selon notre source, les présidents des banques et établissements financiers que la nouvelle formule a paralysé, ont refusé de s’aventurer dans l’opération faute de plus amples détails, surtout que le marché immobilier entre les particuliers et les banques concernait l’ancien bâti et que les logements neufs soutenus par l’état n’étaient pas l’objet de vente. Ils s’interrogent sur la catégorie rurale qui ne bénéficie pas d’un revenu régulier, ce qui l’élimine d’emblée car toutes les banques du monde posent comme condition préalable à une demande de crédit, de jouir d’un revenu régulier adéquat défini au niveau de chaque banque.
- Les présidents de banque ont demandé au Trésor, rapporte notre interlocuteur, d’arrêter une fréquence et une date butoir pour le règlement de la différence entre l’intérêt bonifié de 1 à 3% et l’intérêt en usage de 6 et 7%. Le représentant du Trésor a esquivé et ne s’est engagé à rien motivant le gel des crédits en l’absence d’assurances.