Les Egyptiens fuient les pays du golf pour travailler clandestinement en Algérie
Deux heures après la rupture du jeûne, les éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie nationale de Chéraga, appartenant au groupement de la gendarmerie de la wilaya d’Alger, ont effectué durant la nuit du vendredi une perquisition à la cité « El Qods », suite aux informations qu’ils disposaient et qui indiquaient la présence d’égyptiens émigrés clandestins sur la sol algérien et travaillent dans le domaine du bâtiment en tant que « maçons », et le commerce notamment les vêtements et les matelas.
-
Les unités de la gendarmerie nationale ont arrêté, durant les huit derniers mois de l’année en cours, 25 égyptiens dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine qui concernait beaucoup plus les africains du Mali et du Niger, fuyant la pauvreté, les guerres et les maladies avant que l’Algérie ne devienne la destination égyptienne pour s’y établir et y travailler, alors que durant les années précédentes, ils se rendaient dans les pays du golf et en Europe pour y travailler.
-
-
La maison perquisitionnée était un bidonville situé à l’intérieur de la cour de la villa que le propriétaire avait loué pour ces égyptiens avec un salaire mensuel de 13 milles dinars. Le propriétaire, un égyptien résidant légalement en Algérie et travaillant en tant que gérant d’une entreprise, a avoué que « la location est très chère, mais c’est moins que la location d’une appartement en Alexandrie, la ville d’où il vient ». il a hébergé à un nombre de ressortissants égyptiens pour partager la location dans des chambres ne disposant même pas des conditions minimums de vie, et la contrat de location a été enregistré au nom du gérant de la société sans citer les noms des personnes qui partagent avec lui l’habitation, ce qui est contraire à la loi relative aux étrangers et qui n’est pas respectée par la plupart des propriétaires de logements et de villas, qu’ils louent aux « Harragas » étrangers et à des réseaux criminels africains, comme ça s’est passé à Bab Ezzouar.
-
-
Les éléments de la gendarmerie nationale ont, lors de la perquisition, arrêté un égyptien qui a déjà été arrêté et accusé d’immigration clandestine, et il sera présenté devant le tribunal le mois de novembre prochain. Cet égyptien a déclaré aux éléments de la gendarmerie que son passeport se trouvait chez son copain à l’étranger avant de finir par avouer sa situation réelle, alors que son visa a expiré depuis longtemps. Le gérant de la société, puisqu’il est responsable de l’hébergement de ce étrangers, a été interrogé sur la situation légale des locataires qui étaient à l’extérieur durant la perquisition et font du commerce au niveau de centre commercial « El Qods » à Chéraga, le gérant répondit avec hésitation « peut être qu’ils ont des visas ».
-
-
Lorsque la gendarmerie s’est présentée au domicile du gérant, ce dernier a voulu savoir quelle était la raison de leur présence, et le commandant Hocine Bella, chef de la gendarmerie de Chéraga, lui a répondu que des renseignements dont il dispose font état de la présence de 14 égyptiens dans ce domicile, et quand il a été interrogé, il a leurs rétorqua que la plupart d’entre eux sont repartis chez eux en Egypte, et qu’il n’en que 6 seulement.
-
-
Les immigrés clandestins Egyptien travaillent dans une société de développement, et en tant que maçons, et dans le domaine du commerce, et quelques uns d’entre eux ont foulé le sol algérien de manière légale avec des visas pour s’y installer après l’expiration de leurs délais.
-
-
On a enregistré ces derniers temps un grand nombre d’Egyptiens qui se rendent en Algérie pour y travailler, car on a procédé à l’arrestation de 25 égyptiens immigrés clandestins durant la période s’étalant de janvier au mois d’août de l’année en cours. Cela est considéré comme étant un nouveau phénomène surtout qu’il concernait juste les immigrés africains et des marocains, en plus des syriens qui travaillent dans le domaine de forage.