Les enseignants du supérieur profitent des grèves pour « Vendre » leurs cours aux étudiants
De nombreux enseignants à l’université vendent les polycopies de leurs cours, que ce soit du 1er ou bien le 2eme semestre, avec un prix dépassant les 400 DA. Le prix d’une seule séance composée de sept pages est estimé à 30 DA. Tout ca parce qu’ils ont peur de ne pouvoir terminer leur programme à cause des grèves des étudiants et du spectre du semestre blanc.
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Au moment où les enseignants du supérieur justifient leur recours à la vente de leurs cours à cause de la vague des grèves organisées au niveau des universités après deux mois environ depuis la rentrée universitaire, les organisations estudiantines accusent les enseignants de profiter de l’occasion de la grève pour gagner de l’argent au détriment de l’étudiant. Ces dernières ont affirmé que le phénomène de la vente de cours n’est pas nouveau, et que c’est devenu même une culture pour les enseignants du supérieur.
L’UNEA et l’UGEL ainsi que l’organisation estudiantine de l’alliance estudiantine et l’organisation nationale des étudiants libres ont indiqué que le plafond des prix pour un cours, composé de sept pages, au niveau de la faculté de droit à Ben Aknoun a atteint les 30 DA. Le prix d’un cours du 1er semestre a atteint plus de 400 DA, sachant que ces cours devraient être expliqués par les enseignants au niveau des amphithéâtres.
Mustapha Nouassa, secrétaire général de l’UGEL, a déclaré à Echorouk : « Avant, on était en tant qu’étudiants, on comprenait les raisons de l’enseignant de recourir à vendre les cours à cause son salaire jugé très bas, mais après les augmentations accordées par le président Bouteflika, il est inacceptable que des enseignants profitent de l’occasion pour gagner quelques dinars sur le dos des étudiants. »