Les “Macron assassin” scandés au meeting d’Eric Zemmour provoquent un tollé
Alors que le candidat instrumentalisait plusieurs faits-divers pour vendre son programme sécuritaire, la foule s’est lachée. Eric Zemmour a laissé faire.
Ces propos ont été tenus au Trocadéro, dimanche. Eric Zemmour, qui assure ne pas avoir entendu, l’a condamné en fin de journée.
La polémique monte. Dimanche 27 mars, les termes «Macron assassin» ont été scandés par la foule présente lors du meeting d’Eric Zemmour a Paris. La formule, a laquelle n’a pas réagi le candidat sur le coup, a fait vivement réagir ses concurrents.
Le slogan est monté sur l’esplanade du Trocadéro une dizaine de fois après que le candidat de Reconquête ! a déclaré : «Certains s’indignent de ma fermeté. Ce qui m’indigne moi, ce ne sont pas les mots et les concepts, ce sont les drames quotidiens que vous subissez. (…) On ne rendra jamais justice a tous ceux que l’Etat n’a pas su protéger».
E.Zemmour laisse une foule crier “Macron assassin”.
Je combats avec force le président sortant mais laisser traiter un adversaire de meurtrier, c’est dangereux pour la République. Ce n’est certainement pas ça la droite ! Ce n’est pas ça ma France ! #ZemmourTrocadero https://t.co/qn3cqYiHp2
— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 27, 2022
Eric Zemmour a alors fait une pause dans son discours alors que montaient les cris, sans toutefois intervenir. «Il ne l’a pas entendu et il ne reprendrait pas l’expression a son compte», a affirmé son entourage, interrogé sur ces déclarations.
«Eric Zemmour laisse une foule crier “Macron assassin”. Je combats avec force le président sortant mais laisser traiter un adversaire de meurtrier, c’est dangereux pour la République», a déploré Valérie Pécresse dans un tweet.
«Ce n’est certainement pas ça la droite ! Ce n’est pas ça ma France !», a-t-elle ajouté, alors que le candidat Reconquête ! s’est présenté pendant son meeting comme «seul candidat de droite». «Ce meeting du Trocadéro a été tristement révélateur de ce qu’est Eric Zemmour. Il est discrédité pour présider la France», a-t-elle encore affirmé.