Les «opportunistes» se disputent les conseils supérieurs !
A peine constitutionnalisés à la faveur de la révision constitutionnelle, plusieurs conseils consultatifs semblent d’ores et déjà susciter l’appétit de bon nombre de personnalités politiques.
La scène politique algérienne est dominée, au lendemain de la révision de la loi fondamentale du pays, par les propos et des sorties peu habituels de nombreuses personnalités politiques qui, semble-t-il, intéressées par les conseils consultatifs.
C’est le cas de la présidente du Parti de l’équité et de la proclamation (PEP), Naima Salhi qui n’a pas caché son intérêt pour la présidence du Conseil supérieur de la jeunesse.
Si celle-ci a révélé publiquement ses ambitions, d’autres organisations étudiantes et de la jeunesse aux tendances partisanes semblent animées elles-aussi des mêmes ambitions.
Force est de souligner que le Conseil supérieur de la jeunesse est l’organe le plus convoité par ces dernières, surtout lorsqu’on sait que le portefeuille de la Jeunesse a été attribué, à plusieurs reprises, à des ministres âgés de plus de 60 ans. D’après nos sources, le Haut Commissariat à l’Amazighité semble susciter l’intérêt de pas mal de personnalitéS, notamment après l’officialisation du tamazight.
Même si la nouvelle constitution n’a pas défini les tâches et les privilèges à attribuer de ce poste, la présidence des instances consultatives, dont le Conseil supérieur de la jeunesse, le Conseil supérieur de la langue arabe, le Haut Commissariat à l’Amazighité et le Conseil national économique et social, le fait d’être constitutionnalisées aurait ainsi suffi à attirer l’attention de pas mal de personnalités.
Des observateurs estiment eux que la concurrence, entre différentes formations politiques, pour ces postes sera féroce dans les jours à venir, d’autant plus qu’elles puissent servir de « soutien » comme c’est le cas avec les organisations étudiantes lors des différentes échéances électorales.