Les producteurs s’accaparent 86% du marché du médicament
La facture d’importation des médicaments a chuté en Algérie, depuis le début de l’année en cours de 18%, par rapport à la même période de l’année précédente, selon les confirmations du président de l’Union nationale des pharmaciens fournisseurs, Abdel El Ouahed Karrar.
Notre interlocuteur a réfuté plusieurs faux préjugés chez les Algériens sur le marché noir du médicament que ce soit dans le domaine de la consommation ou de production. En fournissant l’arsenal de chiffres et de statistiques lors de son point de presse sur la situation de la production pharmaceutique en Algérie. Karar déclare que l’industrie nationale dans le domaine pharmaceutique couvre 36%, dont 30% par les privés qui représentent 86% de la production nationale, et 6% seulement du secteur public, soit un taux de 16%. Une situation que la majorité ignore. Un autre fait lié à la consommation du médicament par les Algériens qui ne dépasse pas la valeur de 79 dollars annuellement par individu. Un taux inférieur à la moyenne mondiale dans ce domaine, estimé à 127 dollars par an, et également inférieur à celui consommé par un libanais, qui dépense 226 dollars en médicaments, Alors qu’un français dépense 553 dollars. Le président de l’Union nationale des fournisseurs pharmaciens, a également critiqué la politique générale de deux poids deux mesures dans le secteur, en particulier celle liée aux prix.