Les sionistes se retirent de Ghaza
Lundi, Israël et le Hamas ont accepté un cessez-le-feu proposé par l’Egypte. Mardi, Israël s’est engagé à se retirer de la bande de Ghaza. Une première depuis le début de l’opération “Bordure protectrice”, lancée le 8 juillet dernier.
Près d’un mois après la reprise du conflit israélo-palestinien, et le lancement de l’opération “Bordure protectrice” par l’Etat hébreu, les esprits semblent enfin se calmer. Alors que les deux parties ont accepté lundi la trêve de 72h proposée par l’Egypte, les yeux sont désormais tournés vers la bande de Ghaza.
Mardi 5 août, après que l’armée israélienne ait annoncé avoir détruit tous les tunnels qui mènent de l’enclave côtière vers Israël et retiré la totalité de ses troupes terrestres, une nouvelle trêve bilatérale de soixante-douze heures est entrée en vigueur dans la bande de Ghaza.
Après le retrait des troupes israéliennes, les Ghazaouis comptent leurs morts et font le bilan des dégâts causés par l’opération israélienne. Des centaines de maisons et d’immeubles ont été détruits.
Le retrait des forces israéliennes du territoire palestinien et cette nouvelle trêve ne signifient cependant pas forcément la fin des violences : “Il faut rester prudent”, précise Antoine Mariotti, l’envoyé spécial de FRANCE 24 en Israël, car “le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou répète à l’envi depuis une semaine que même lorsque tous les tunnels seront détruits, l’opération ne se terminera pas, elle continuera par les airs, par la mer, mais elle ne continuera pas avec une opération terrestre. C’est donc un changement de braquet, pour reprendre une expression d’un porte-parole de l’armée.”
Les Palestiniens, comme à chaque fois, se montrent sceptiques. Lors de la dernière trêve de 72 heures, ils ont été choqués par la mort d’une fillette de 8 ans dans un bombardement, lundi, pendant la trêve unilatérale. Mais cette nouvelle trêve comporte un aspect majeur : contrairement à celle de vendredi, elle se fait dans un contexte de retrait des troupes au sol. Vendredi, les soldats israéliens étaient restés campés sur leurs positions, dans les décombres des villes, au contact des combattants du Hamas. Aujourd’hui, selon l’armée israélienne, les troupes vont se repositionner à l’extérieur de la bande de Ghaza, de manière défensive.
En 29 jours de conflit et de bombardements, l’opération “Bordure protectrice” aura fait côté palestinien près de 2 000 tués et 10 000 blessés. Selon l’Onu, les deux tiers des victimes sont des civils, dont un grand nombre de femmes et d’enfants. Un chiffre contesté par les autorités israéliennes qui ne reconnaissent donc qu’un tiers de victimes civiles.
Côté israélien, les combats auront provoqué la mort de 64 soldats seulement, un bilan lourd pour l’armée israélienne depuis la guerre de 2006 contre le Hezbollah libanais. Israël déplore par ailleurs le décès de trois civils tués dans les tirs de roquettes palestiniens.