Les stations-service fermées pour cause de grève !
En plus des augmentations des tarifs des carburants, entrées en vigueur le 1er janvier dernier, les usagers seront une nouvelle fois confrontés au débrayage auquel a appelé l’Union nationale des investisseurs propriétaires et exploitants de relais et stations-service (Uniprest).
Celle-ci compte fermer provisoirement toutes les stations-service privées pour une durée de 24 heures.
Les contestations ont démarré samedi à Khenchla pour s’étendre à toutes les wilayas. Le mot d’ordre étant de fermer les stations-service durant 24 heures et dans chaque wilaya. A Médéa, elles seront hors service le 31 janvier prochain. Du coup, les usagers ne pourraient donc pas s’approvisionner en carburant.
L’Uniprest justifie cette démarche par le fait que toutes les voies de dialogue sont épuisées au sujet de la réduction de la marge bénéficiaire des stations-service.
Maâmar Bouchenafa, membre du bureau national de l’Union a déclaré à Echorouk que cette démarche se veut « un message à transmettre à l’autorité de régulation des hydrocarbures afin de les sensibiliser quant aux souffrances qu’endurent les propriétaires des pompes d’essence qui n’ont pu faire augmenter leur marge bénéficiaire de 50 centimes le litre ». Alors que les études réalisées par l’Uniprest et remises aux ministères des Finances et de l’Energie, soutient-il, ont préconisé une hausse de la marge bénéficiaire à 3 DA le litre, contre respectivement 12 et 20 centimes le litre de mazout et d’essence actuellement.
D’après Bouchenafa, le problème a été aggravé par le recul des ventes des carburants de 20 à 50%.
« Cette action de contestation, ajoute notre interlocuteur, ne vise pas à faire souffrir davantage le citoyen. Et pour preuve, hormis l’arrêt de vente de l’essence et le mazout, tous les autres services sont maintenus», enchaîne-t-il.
Notre interlocuteur a annoncé, par ailleurs, une rencontre, prévue le 13 février prochain à Zéralda, à la quelle prendront part tous les représentants de l’Union afin d’examiner la situation. « Si nos revendication ne sont pas satisfaites par les autorités concernées, des décisions décisives seront prises lors de cette rencontre pour défendre les droits de l’ensemble des investisseurs propriétaires et exploitants de relais et stations-service, lesquels exploitent 80% des stations-service dont dispose le pays », nous a-t-il confié.