Les témoins de l’assassinat de Tounsi auditionnés par les enquêteurs
Les enquêteurs ont commencé, hier, leur travail sur l’assassinat du colonel Tounsi, en auditionnant des témoins et toutes les personnes qui ont assisté à l’incident, à leur tète le garde corps de feu Ali Tounsi, son secrétaire et des cadres, qui se trouvaient dans la salle de réunion avoisinant le bureau du défunt.
-
C’est dans une totale discrétion que les enquêtes sur l’assassinat du colonel Tounsi, liquidé par le colonel Oueltache. Selon des sources d’Echorouk, la détérioration des rapports entre le défunt et l’accusé remonte à trois mois auparavant pour se terminer par l’assassinat, et ce selon les informations rapportées par des cadres de la police sur ce qui avait circulé quant au départ imminent de Oueltache de son poste et son jugement dans des dossiers de quelques transactions.
-
Les bons rapports qui existaient entre eux avaient remarquablement détériorés, et cela n’a pas échappé aux fonctionnaires au sein de la DGSN. Cette situation s’est envenimée davantage, lorsque l’auteur du crime avait appelé le défunt, à travers son secrétaire, ce que le défunt avait refusé. En effet, le secrétaire avait évité à quatre reprises de transférer ses appels, car à chaque fois le secrétaire avançait un subterfuge. Cela n’a pas échappé à l’auteur du crime, qui avait confirmé que les rumeurs circulant à son sujet, et de c e qui l’attendait, étaient véridiques. L’accusé avait déjà affirmé à ses proches dans l’appareil de la police, et il n’a pas caché son indignation quant à sa destitution et sa sanction, jusqu’à ce que cela ne soit connu, jeudi matin, par tout le monde.
-
Cela a provoqué l’ire de l’auteur du crime, et c’est ainsi qu’il a décidé d’anticiper les événements dans un état d’hystérie. Ainsi, Oueltache a pris une arme de calibre 38, pour commettre son crime. Cela s’est produit après avoir demandé, avec insistance, de rencontrer le directeur général malgré les subterfuges présentés par le secrétaire, afin que le défunt accepte de le recevoir en toute urgence. Apres une discussion avec ce dernier, Oueltache lui tire deux balles, le laissant gésir dans un bain de sang.
-
Les enquêteurs auditionnent les temoignages de tout le monde, dont les versions rapportées durant les dernières 72 heures se ressemblent à des détails prés, sur le choc qui a frappé les cadres qui attendaient l’arrivée de Tounsi pour tenir la réunion avant son assassinat et l’échange des coups de feu entre un garde de corps et l’auteur du crime. Des gardes de corps, en compagnie des éléments des unités d’intervention, se sont introduits à l’intérieur du bureau du défunt Tounsi.