L’histoire de la mort de Abdelfattah Akriche, lors des émeutes de Bousmail
« Mon fils Abdelfattah est un homme bien élevé et n’a pas pris part aux émeutes depuis leur début.. Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont tué mon fils », c’est avec cette phrase que nous avons été accueillis par Ammi Hocine Akriche, qui avait les larmes aux yeux, lorsque nous nous sommes rendus dans son domicile sis dans un quartier populaire, pour présenter nos condoléances.
- <!– /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 {size:595.3pt 841.9pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:35.4pt; mso-footer-margin:35.4pt; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} – Ammi Hocine ne s’est pas empêché de prendre des photos de son fils et lui parler malgré l’environnement morose qui régnait sur les lieux.
C’est avec une grande émotion que Ammi Hocine nous parlait de son fils Abdelfattah, âgé de 32 ans. Ainsi, il nous dit que son fils passait la plupart de son temps au quartier de Douaouda et ne revenait à la maison que tard dans la soirée. Le père nous a dit que son fils ne connaissait personne dans le quartier puisqu’ils sont de nouveaux residants. La nuit du vendredi, Abdelfattah revenait de Douaouda aux environs de 22h et lorsqu’il entendit des coups de feu et des tirs de gaz lacrymogènes, il se rendit au centre-ville pour récupérer son frère, plus jeune que lui de dix ans. Mais, une fois sorti, il ne revint plus. Et à ce moment même, le père ne pouvait plus continuer à raconter, mais dès qu’il a récupéré son souffle, il avait juré de ne pas pardonner à ceux qui ont tué son fils.
Djillali, frère de la victime : mon frère est mort par balle
Le dernier témoignage concernant l’assassinat de Akriche Abdelfattah nous a été donné par le jeune frère surnommé Djillali. Ce dernier nous parlait difficilement tout en ayant les larmes aux yeux, et il dit : « Abdelfattah était venu au centre-ville pour me raccompagner à la maison. Lorsque les affrontements étaient devenus très violents entre les forces de sécurité et les manifestants. Ainsi, nous sommes restés sur place pour regarder les évènements, et c’est alors qu’une balle a atteint la tête de mon frère Abdelfattah. Ce dernier est tombé par terre sur place et j’ai commencé à hurler vainement pendant une vingtaine de minutes, avant qu’il ne soit transféré vers l’hôpital de Koléa. Et là, Djillali a arrêté de parler pour dire « Mon frère est mort entre mes mains… »