Libye: l'Otan pas encore prête à stopper ses opérations
L'Otan n'est pas encore prête à annoncer la fin de sa mission en Libye malgré l'avancée des forces du Conseil national de transition (CNT) à Bani Walid et Syrte, où les combats persistent dans “une zone très réduite”, ont indiqué mardi des porte-parole de l'Alliance.
“L’heure de la fin approche. Mais je n’escompte pas que soit prise demain une décision pour mettre fin à l’opération” à l’occasion de la réunion hebdomadaire des ambassadeurs des pays membres de l’Otan, a indiqué l’une de ces porte-parole, Carmen Romero, devant la presse à Bruxelles.
“Il est prématuré de fixer une échéance car il existe encore des menaces contre la population civile”, selon elle.
Ces menaces ont cependant reculé ces derniers jours, a relevé le colonel Roland Lavoie, porte-parole de l’opération Protecteur unifié à Naples.
“En dépit de combats isolés à Syrte et Bani Walid, la majorité des habitants n’est plus menacée (…) Les combattants pro-Kadhafi sont sur la défensive (…) et ne représentent plus une menace réelle en dehors de quelques poches de résistance”, selon lui.
En attendant, les avions de l’Otan continuent leurs sorties au dessus de la Libye, “essentiellement pour surveiller et examiner la situation”, a précisé le colonel Lavoie. Le nombre de frappes a très fortement baissé ces dernières semaines, alors que les combats entre forces pro et anti-CNT se cantonnaient en milieu urbain, rendant toute action aérienne très délicate à mener.
A Syrte, de violents échanges à l’artillerie lourde et aux roquettes continuaient à faire rage mardi dans deux quartiers toujours aux mains des pro-Kadhafi, selon des journalistes de l’AFP.
“Ces combats sont limités à quelques bâtiments, à une zone très réduite”, a indiqué le colonel Lavoie. Il a précisé que l’Otan n’avait “aucune preuve que des civils aient été pris pour cibles par les forces du CNT” dans cette zone.
Les autorités libyennes ont annoncé lundi la réouverture, après accord de l’Otan, d’une partie de l’espace aérien, fermé depuis la mise en place en février d’une zone d’interdiction aérienne décrétée par l’ONU.