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L’opposition se réunit à l’hôtel Mazafran

الشروق أونلاين
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L’opposition se réunit à l’hôtel Mazafran
Bachir Zamri

Le fait marquant de la conférence organisée mardi à l’hôtel Mazafran, à l’ouest d’Alger, est bel et bien l’absence du numéro 2 du Fis-dissous, Ali Benhadj empêché d’accéder au chapiteau qui a abrité les consultations de la conférence sur une transition démocratique, remplacé par Ali Djeddi.

L’intervention de l’ancien chef de gouvernement, Mouloud Hamrouche a été marquée par un silence régnant dans le chapiteau avant qu’il soit longuement ovationné par l’assistance, témoignant ainsi du statut de cet homme et du respect qu’il jouit bien qu’il soit considéré comme poulain du régime.

Toutes les forces d’opposition, toutes tendances confondues, étaient au rendez-vous à la Conférence nationale pour la transition démocratique initiée par la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD). Etaient présents à cette conférence de représentants de partis politiques, d’anciens ministres, personnalités politiques, défenseurs des droits de l’homme.  Elle a réuni les leaders du RCD, FFS, FIS, ceux de la CLTD, Ali Yahia Abdenour ainsi que d’anciens ministres et cadres des partis de l’opposition.

Faisant leur apparition un par un. Ahmed Benbitour fut le premier à entrer au chapiteau suivis de Makri, Belabbès, Bettatache, Hamrouche, Benflis, Ali Yahia Abdenour, Saïd Sadi, Abdallah Djaballah et puis les leaders du FIS, à leur tête Abdelkader Boukhemkhem qui insiste sur le retour du FIS au devant de la scène.

Les participants ont tenu à qualifier la conférence, à laquelle n’était pas associé le pouvoir,  d’événement historique et qu’elle est au même titre que celle tenue à Sant’ Egidio en 1995. Ce qu’il faut retenir, c’est bien la participation d’anciens cadres dirigeants du FIS, interdits d’exercer la politique pendant deux décennies, représentés par Ali Djeddi qui a présenté une plateforme  au nom du FIS qu’il juge susceptible d’être enrichie, soulignant que tous les Algériens sont conscients d’un changement démocratique  à travers une période de transition de courte durée à laquelle seront associées toutes les forces politiques, avec la prise en charge par l’Etat des victimes de la crise sans exception. Par ailleurs, Ahmed Benbitour  n’a pu arrêter Djeddi à la fin de son temps réglementaire en prétextant que rares sont les occasions qui s’offrent devant eux pour s’exprimer.

Intervenant à tour de rôle, les participants ont exprimé leurs points de vue sur la situation du pays et proposer une issue pour parvenir à une période de transition. Après les interventions des personnalités de poids, la salle commençait alors à se vider.

Abdallah Djaballah, président du Front pour la justice et le développement (FJD) a affirmé par la circonstance que la révision de la Constitution telle que présentée par le pouvoir ne mènerait par la transition démocratique, considérant que la conférence de Sant’Egidio constituait une réelle occasion pour une transition démocratique. Malheureusement, ajoute Djaballah, certains des partisans étaient accusés de trahison, estimant que l’Armée ne salue aucune initiative de l’opposition.

Echos de la conférence

Ali Benhadj, ancien dirigeant du FIS a été empêché par des agents de sécurité d’accéder au chapiteau où se tenait la conférence nationale. Il a décidé de repartir pour ne pas gâcher l’atmosphère.

·     L’Association des oulémas musulmans algériens ont pris également part à cette conférence.  

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Commentaires
1
  • kassi

    ces gens là cherchent des postes au niveau de la presidence et non le bien pour le peuple algerien ni plus ni moins. certaines personnalités n'ont rien donné à l'algerie en occupant des postes superieurs dans la hierarchie tels que hamrouche,benflis,benbitour et j'en passe et aujourd'hui ils donnent des leçons au peuple. à mon avis ces gens là doivent disparaitre difinitement de la vie politique et profiter de leur retraite donnée.