L'opposition syrienne participera à la conférence de Tunis
Le Conseil national syrien (CNS), principale instance de l’opposition syrienne, sera représenté à la conférence internationale sur la crise en Syrie vendredi en Tunisie, a annoncé lundi à Rome le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem.
“Le Conseil national syrien, et d’autres composantes de l’opposition, seront représentés à la rencontre de Tunis”, a déclaré M. Abdessalem à l’issue d’une rencontre de dix ministres des Affaires étrangères des pays méditerranéens, sous co-présidence italo-tunisienne.
Vendredi dernier, le chef de la diplomatie tunisienne avait affirmé que le Conseil national syrien, n’aurait pas de représentation officielle à cette “Conférence des amis du peuple syrien” le 24 février.
“Bien sûr que l’opposition doit être présente”, a renchéri le ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Terzi, pour qui la réunion de Tunis doit être “inclusive”.
La Tunisie a accueilli le premier congrès de l’opposition syrienne en décembre dernier mais n’a pas officiellement reconnu le CNS.
M. Abdessalem a par ailleurs mis en garde lundi contre un “scénario irakien” en Syrie.
“Nous ne voulons pas qu’un autre scénario irakien se reproduise en Syrie. Nous devons préserver l’intégrité de la Syrie”, a déclaré M. Abdessalem, précisant qu’il s’agissait d’une “position commune”.
“Nous sommes tous d’accord pour presser le gouvernement syrien de mettre fin à sa répression. Nous pensons que le 24 nous devons envoyer un message fort au gouvernement syrien. Il y a eu suffisamment de tueries, il doit y avoir un changement politique”, a ajouté le ministre.
Ce dernier a toutefois précisé : “je ne pense pas qu’un pays arabe réclame une intervention militaire, les pays européens n’en veulent pas non plus”.
Le ministre s’exprimait à l’issue de la 9e conférence ministérielle du dialogue en Méditerranée occidentale (“5+5” : Portugal, Espagne, France, Italie, Malte / Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye).
Le régime syrien a renforcé ses troupes lundi dans la ville rebelle de Homs (centre), où la situation humanitaire devient insoutenable, et les maintient en état d’alerte dans la capitale Damas, théâtre de manifestations inédites ces derniers jours.