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L’opposition tunisienne veut une société centriste et moderne

L’opposition tunisienne veut une société centriste et moderne

Le climat politique en Tunisie est marqué ces derniers jours par de vives tensions entre le gouvernement provisoire et l’opposition, elle-ci critiquant l’action de l’exécutif et prônant une société centriste et moderne, mais des observateurs estiment que la préparation de l’alternance au pouvoir est à l’origine de ces tiraillements.

 

Dans ce contexte, l’ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi a annoncé une initiative à mettre en oeuvre par les partis centristes et modernistes en vue de préserver les objectifs de la révolution du peuple.

M. Essebsi a également fustigé le gouvernement qui, selon lui, “ne semble pas pressé de concrétiser ses engagements et fixer la date des prochaines élections”.

Dans un meeting populaire, l’ancien Premier ministre tunisien a souligné la nécessité d’une entente autour de la prochaine Constitution proposant l’organisation d’un “référendum populaire” sur les questions concernant la référence à la Chariaa islamique.

“La consécration du processus démocratique est une responsabilité commune”, a-t-il soutenu appelant a réunir les meilleures conditions pour assurer l’alternance au pouvoir et à oeuvrer à garantir l’équilibre sur la scène politique tunisienne.

Pour M. Essebsi l’action politique future doit s’articuler autour de trois principaux éléments à savoir le centrisme, la modernité, la globalité soulignant un flou au niveau de l’Assemblée constituante qui n’a pas réalisé les progrès escomptés.

Le mouvement Nahda s’est engagé lors de sa campagne électorale à concrétiser le régime démocratique et l’alternance pacifique au pouvoir, a-t-il rappelé appelant cette mouvance à tenir ses promesses.

Mais pour de nombreux observateurs le regroupement présidé par M. Essebsi se propose surtout de “rassembler” les partis au référentiel destourien dissous.

Le meeting de M. Essebsi est l’occasion pour des personnalités dont les formations politiques ont essuyé un échec lors des précédentes élections, d’envisager les moyens à même de leur permettre de se rattraper dans la prochaine course électorale, ont encore considéré ces analystes.

Dans le sillage de ces tensions le mouvement “Ettajdid” et le Parti du travail tunisien ont annoncé leur alliance prochaine dans l’attente de leur possible intégration dans le nouveau bloc que comptent former le parti démocratique progressiste, le parti Afak et le parti républicain notamment.

Pour le président du mouvement Ettajdid, M. Ahmed Brahim cette fusion vise l’émergence d’une force politique en mesure de garantir l’alternance au pouvoir et de réunir les forces démocratiques autour des objectifs de la révolution.

De son coté le secrétaire général du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT), Hamma Hammami a appelé le gouvernement de M. Jabali à concrétiser les objectifs de la révolution.

Le président tunisien Moncef Marzouki, a, quant à lui, appelé les Tunisiens à la vigilance et à se dresser contre l’extrémisme pour préserver un Etat civil fondé sur le pluralisme et le respect mutuel.

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