Louh met en garde les chaînes TV
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh a tenu à recadrer les chaînes de télévision privées et certains politiques qui parlent au nom de la justice, ajoutant qu’il refuse catégoriquement le fait que des personnalités et des chaînes privées se prennent pour des juges.
Par ailleurs, Tayeb Louh a insisté sur la liberté et l’indépendance de la justice.
« Cessez de parler au nom de la justice dans les plateaux de télévision? Nul n’est autorisé de s’ériger en juge », avertit-il, avant d’affirmer que la justice algérienne travaille en toute sérénité, lucidité et loin de l’influence de ces moyens.
Saisissant l’occasion de la présentation du projet de loi portant code pénal devant le Conseil de la nation, le ministre de la Justice a tenu à recadrer chaînes de télévision ,sans les citer nommément, et auxquelles il a demandé d’arrêter de parler au nom de la justice.
« Nous nous opposons à toute personne qui se prend pour un juge», martèle le garde des Seaux, affirmant que « la construction d’un Etat fort est tributaire d’une justice libre et indépendante».
« La justice se hisse à un haut niveau où l’on ne puisse porter atteinte à son indépendance. Toute tentative d’influer l’opinion publique est réfutée. Il faut une implication de tous, notamment la presse, les politiques et les intellectuels, afin de lutter contre l’influence sur l’opinion publique et laisser la justice faire son travail», ajoute-t-il.
Louh a affirmé que le projet de loi amendant et complétant l’ordonnance N° 66-156 du 08 juin 1966 portant code pénal vise à « adapter le système législatif national aux engagements internationaux en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité sous toutes ses formes», rappelant aussi que l’Algérie « a contribué avec la communauté internationale à la lutte antiterroriste et qu’elle était l’un des premiers pays à mettre en garde contre le danger de ce phénomène sur la paix et la sécurité internationales».