Marche des jeunes à Ouargla : « Le peuple veut la chute de la corruption »
Des dizaines de jeunes ont organisé dimanche à Ourgla une marche pacifique ayant pour slogan «Le peuple veut la chute de la corruption».
Les protestataires dénoncent les graves dépassements enregistrés en matière de recrutement et d’emploi et demandent de limoger certains responsables qui occupent depuis de longues années des postes clés sans pour autant faire leur travail convenablement. En outre, ils ont réclamé de l’administration locale de rendre des comptes sur leur gestion catastrophique et scandaleuse de certains dossiers sensibles, notamment le logement et l’emploi. Les services de sécurité sont intervenus pour faire face à d’éventuels dépassements. Ainsi, ils ont encerclé les jeunes en colère de toute part. Toutefois, cela n’a pas empêché les protestataire de mettre le feu à plusieurs poubelles qu’ils ont trouvées sur leur chemin. Il n’est un secret pour personne que la wilaya de Ouargla, notamment la région de Hassi Messouad, est l’une des plus riche wilayas d’Algérie. Cette région très riche en hydrocarbures abrite de très grandes compagnies pétrolières nationales et internationales. Cependant, cela n’a été d’aucune utilité pour jeunes de la région qui vivent dans des conditions difficiles. En effet, un grand nombre d’entre eux, notamment des diplômés sont en chômage alors qu’ils marchent sur une terre riche capable de les employer tous. Outre les sit‑in, les rassemblements et les affrontements avec les forces antiémeutes, les ruelles de Ouargla sont de plus en plus souvent le théâtre de tentatives de suicide depuis le début de l’année en cours à cause de la misère indescriptible dans laquelle vivent les habitants de la région. D’autre part, des citoyens ont organisé dimanche des rassemblements et des manifestations dans plusieurs wilayas du pays pour protester contre les listes des bénéficiaires des différentes formules de logements rendues publiques par les services concernés. Certains autres sont sortis dans les rues pour dénoncer leur exclusion des différents programmes de développement. D’autres citoyens encore revendiquent d’être raccordés aux réseaux d’électricité, d’eau et de gaz et dénoncent la corruption qui gangrène différents services administratifs.