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Mebtoul: «Fini le populisme… les réformes structurelles ou le FMI !»

الشروق أونلاين
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Mebtoul: «Fini le populisme… les réformes structurelles ou le FMI !»

L’expert indépendant en économie et l’un des initiateurs du nouveau modèle économique de croissance, Abderrahmane Mebtoul, a déclaré que le gouvernement doit changer de stratégie dans son approche économique pour éviter le scénario des années ’90 et recourir au FMI et que le temps du populisme est révolu et que des réformes structurelles doivent être engagées au plus vite pour sortir de ce marasme économique imposé par la conjecture mondiale et la chute des prix du pétrole.

Et partant, ce nouvel ordre économique de croissance, dont les résolutions sont contenues dans 80 pages, pour deux périodes, la première à court terme (2016-2019) et la seconde à long terme (2020-2030) est sur le bureau du Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

En outre, il a dit que nous devons prendre conscience de la gravité de la situation: la vache de lait à traire, Sonatrach, c’est fini et de s’en tenir au modèle de croissance qui engage l’avenir du pays, donc sa sécurité.

Le modèle de croissance doit poser clairement le défi futur de l’Algérie qui est de saisir les liens dialectiques entre l’évolution progressive des fonctions Etat/Rente/Marché dans le cadre de la mondialisation, dont la quatrième révolution industrielle et du nouveau défi écologique mondial.

De plus, il préconise qu’en fonction de son expérience dans les institutions internationales, et c’est une règle universelle, tout modèle opérationnel réaliste, engageant l’avenir de tout pays doit proposer aux décideurs, ensuite à la société, supposant un consensus social et politique, deux à trois scénarii, fonction de l’évolution de différentes mutations à la fois énergétiques, économiques, géostratégiques, étant dans un monde turbulent instable, avec une quantification précise pour chaque étape pour éviter le scénario à la Vénézuélienne.

Pour ce faire, ce modèle, comme facteur d’adaptation à ces mutations, doit tenir compte des interactions internes entre le cadre macro-économique et macro-social, lui même évolutif: pression démographique, atomisation de la famille et des tribus, impact culturel des nouvelles technologies qui modèlent de nouveaux comportements.

La finalité de la nouvelle gouvernance, pilier du nouveau modèle de croissance, doit être de libérer l’entreprise publique et privée locale et internationale, sans aucune distinction comme le stipule la nouvelle Constitution par la réforme des institutions, du système socio-éducatif, du système financier, la levée de la contrainte du foncier et la réhabilitation de la concurrence, loin de tout monopole néfaste tant au niveau des secteurs économiques que de certains services collectifs en externalisant les activités.

Le remboursement de la dette par anticipation qui a été négocié par le ministère des Affaires étrangères, suite aux instructions du président de la République, qui a été une bonne action, permet actuellement une marge de manœuvre mais aujourd’hui  avec 136 milliards de dollars de réserves de change, il faut éviter toute position tranchée pour des raisons idéologiques et être pragmatique et ne faire des emprunts étrangers que pour les secteurs productifs concurrentiels et rentables afin d’éviter le scénario à la Roumaine, du temps du communisme, avec zéro dette mais une économie en ruine. Donc, il faut donc maintenir le niveau de ces réserves de change à un niveau tolérable et ne plus y puiser pour éviter une dévaluation rampante du dinar.

Mebtoul avertit que «l’économie de guerre» que certains veulent appliquer aujourd’hui, qui a été préconisée en 1992 par le chef du gouvernement d’alors, Belaïd Abdeslem, a été un échec et a conduit le pays droit à la cessation de paiement et au rééchelonnement en 1994.

Renouveler cette expérience en 2016 par ceux qui défendent des intérêts de rente, sous un faux discours nationaliste, ne peut que conduire à l’épuisement dans trois ans des réserves de change, et le retour au FMI entre 2018/2019 avec des incidences de tensions sociales et géostratégiques au niveau de la région.

Ainsi, de ce qui précède, s’offrent les solutions suivantes pour le gouvernement, soit le déficit budgétaire, soit réduire les dépenses de fonctionnement et mieux gérer les dépenses d’équipements en ciblant les segments à valeur ajoutée réelle, éviter des investissements de prestige, supposant également d’assouplir la règle des 49/51% où l’Algérie supporte tous les surcoûts, soit un endettement extérieur ciblé.

Mais la solution durable, le grand défi à moyen et long termes est d’avoir une vision stratégique dans le cadre des nouvelles mutations mondiales, afin de réaliser tant la transition tant énergétique (Mix) que la transition économique.

Il existe maintenant une unanimité parmi les institutions internationales et les experts algériens crédibles: l’Algérie a deux choix, soit approfondir les réformes structurelles liées à l’approfondissement des libertés et à la cohésion sociale, soit aller droit au FMI.

 

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Commentaires
4
  • moh

    LE CONSTAT EST ÉTABLI DEPUIS LONGTEMPS. UNE ÉCONOMIE RENTIÈRE QUI BENEFICIE LE PLUS, CONTRAIREMENT A CE QUE L'ON CROIT AU PLUS AISÉ. A TITRE INDICATIF,ON RELÈVE
    -UNE ÉCONOMIE PARALLÈLE QUI PROSPÈRE DE JOUR EN JOUR, PERMETTANT UNE INJUSTICE DEVANT L’IMPÔT.
    - PRES DE 4000 MILLIARDS DE DINARS SONT EN DEHORS DE LA SPHÈRE BANCAIRE.
    -UN DÉFICIT DE PRES DE 2 MILLIONS DE PETITE ET MOYENNE ENTREPRISE .
    -UN MARCHE INFORMEL DE DEVISES " LÉGALISÉ" APRÈS RÉCLAMATION DE DÉPUTÉS DE LA NATION ?
    ABSENCE DE CONTRAT DE PERFORMANCE AU NIVEAU DES ENTREPRISES ET ADMINISTRATIONS DE L'ETAT.
    -UNE CENTRALISATION DE LA GESTION ET UN POUVOIR ÉCONOMIQUE OCTROYÉ A DES WALIS QUI GÈRE ADMINISTRATIVEMENT LEUR WILAYA AU DÉTRIMENT D’ÉLUS LOCAUX ENGAGES AVEC LA POPULATION.
    -UN STATUT QUO PRÉJUDICIABLE AU PAYS CAR CES PSEUDOS EXPERTS QUI VEULENT PRÉSERVER LEURS POSTES ET LEURS PRIVILÈGES OFFRENT LEURS CONSEILS SUR UN HYPOTHÉTIQUE RELÈVEMENT DU PRIX DU PÉTROLE DOIVENT S

  • bougamous

    A condition de gérer intelligemment la situation, l'Algérie peut assez facilement changer de modèleéconomique et passer à l'export.Pour 3 grandes raisons:1- Les infrastructures sont quasi installées.2- Le niveau de formation: Ingénieurs, techniciens, etc est parmi les meilleurs dan sle monde Arabo-Africain. En qualité et surtout en nombre.3- Le coût de la main d'oeuvre est parmi les plus bas au monde :logement,essence,légumes etc...Bonne chance

  • ladjouza

    le problème de notre pays est un impératif de bonne gouvernance ,le reste est un jeu d'enfants ,alors gardé vos conseils pour vous que vous aurais pus donné dans les année 2000 ou vous avez toujours était consultant pour le gouvernement pour de forte bagatelles ,a présent le tours est joué et la marge presque inexistante ..................alors de mathabtounache el moral

  • 765

    ce mebtoule parle comme ca car lui a pris sa retraite et il est très aisé ou est l ugta ou est hanoune