Mémoire Algéro-française : Les Harkis ne veulent pas être exclus
Les harkis refusent que l’exil de 1962 soit présenté comme un « libre choix » dans le travail de mémoire que doivent mener Benjamin Stora et un expert algérien.
Les harkis demandent un travail « sans parti pris idéologique, ni falsification » à l’historien Benjamin Stora chargé, avec un expert algérien, d’une mission sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », alors que l’Algérie veut les exclure de cette réflexion.
« Le travail de l’historien est de rechercher, de connaître et de faire connaître le passé, sans parti pris idéologique ni falsification », a déclaré le comité national de liaison des harkis (CNLH) dans un communiqué transmis lundi 16 novembre 2020.
L’exil des harkis de 1962 n’est pas reconnu par Alger
L’expert algérien Abdelmadjid Chikhi, chargé de travailler sur la mémoire de la colonisation et de la Guerre d’Algérie avec l’historien français Benjamin Stora, avait affirmé jeudi que le dossier des harkis était « hors des discussions », dans une interview à la revue de l’armée algérienne El-Djeich.
«Certains dossiers sont hors de discussion, tel que le sujet des harkis, d’autant que leur départ en France a été un libre choix », disait-il dans cet entretien.