Messahel : «Il faut développer un contre-discours à la propagande terroriste»
Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel, a déclaré qu’il faut adapter les législations nationales avec les nouvelles exigences de la lutte contre le terrorisme dans toutes ses dimensions, y compris la lutte contre l’extrémisme.
En effet, c’est dans une allocution prononcée à la fin des travaux de la Conférence internationale de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme qu’il a souligné l’urgence d’une révision des législations nationales en vue de les adapter aux nouvelles exigences de la lutte antiterroriste dans ses différentes dimensions, y compris la lutte contre l’extrémisme, et ce dans le cadre de la lutte globale contre le terrorisme. M. Messahel a relevé qu’un bon nombre de pays adoptent des politiques d’éradication sous différentes appellations et terminologies, mais avec le même objectif, à savoir «éloigner les franges vulnérables de la tentation de la radicalisation ou leur récupération durable après le constat d’une implication dans des processus de radicalisation». Et partant dans ces pays, des instruments politiques et institutionnels de gestion, de protection et de promotion des véritables et authentiques référents religieux et leur utilisation, dont notamment l’organisation de la fetwa, la gestion des mosquées et de la zakat, ainsi que l’amélioration de la formation des imams et morchidates. Dans ce sens, 26 recommandations seront présentées dans le prochain séminaire qui se tiendra septembre prochain à New York. M. Messahel a, en outre, relevé le «besoin de développer un contre-discours à la propagande terroriste et de former les composantes de la société pour le transmettre», estimant que «la mauvaise gouvernance aggrave les problèmes et sert la cause de l’extrémisme violent et le terrorisme».