Messahel: “L’Algérie réitère son attachement à la solution politique en Libye”
Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel a renouvelé, lors de sa participation au Forum de Sir Bani Yas aux Emirats Arabes Unis (EAU), l’attachement de l’Algérie à la solution politique en Libye.
Le Forum constitue une occasion pour le chef de la diplomatie algérienne de s’entretenir avec nombre de hauts responsables d’Organisation internationales, d’officiels arabes sur plusieurs questions régionales et internationales.
Le ministre Messahel s’est entretenu avec son homologue émirati Cheikh Abdallah Al Nahyan, avec lequel il a abordé l’état de la coopération bilatérale, les voies et moyens de leur renforcement, ainsi que de nombreuses questions régionales et internationales.
En outre, le MAE s’est également entretenu avec son homolgue égyptien, Sameh Choukri, dont le ministère égyptien des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué que “les deux hommes ont eu des entretiens sur la situation sécuritaire et politique en Libye, affirmé l’importance d’appuyer les efforts du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la Libye ainsi que l’accord pour la tenue au Caire, le 15 novembre de la tripartite Algérie-Égypte-Tunisie”.
Toujours dans le dossier libyen, Messahel a abordé avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, Ghassane Salame “la situation en Libye, à la lumière des derniers développements dans ce pays et des efforts entrepris par les Nations unies, dans le cadre du processus politique en cours”.
A cet effet, le ministre a tenu à réitérer “l’attachement de l’Algérie à la solution politique en Libye à travers le dialogue et la réconciliation nationale, dans le cadre du processus conduit par les Nations Unies”, affirmant le maintien du “contact permanent entre l’Algérie et toutes les parties libyennes afin de contribuer aux efforts de règlement de la crise en Libye”.
Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Ghassane Salame a salué le rôle de l’Algérie, de l’Égypte et de la Tunisie dans la résolution de la crise libyenne qui ronge le pays depuis plusieurs années.
“La Tunisie, l’Algérie et l’Égypte ont tout d’abord peur de ce qu’il se passe. Elles déboursent des fortunes pour protéger leurs frontières de toutes sortes de trafics et redoutent que le terrorisme ne s’enracine profondément en Libye”, a-t-il précisé.
Il y a lieu de souligner également que le ministre Messahel a eu des entretiens avec ses homolgues jordanien, rwandais, tanzanien, en l’occurrence Ayman Safadi, Louise Mushikiwabo, Augustin Mahiga ainsi qu’avec le secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Ahmed Aboul Gheit.