Messahel: “Thématique ne signifie pas forcement spécialisation”
Le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, a souligné dans une communication téléphonique au quotidien Echorouk, que l’ouverture du champ de l’audiovisuel aux privés est indispensable et irréversible, expliquant qu’évoquer le sujet des chaînes thématiques, ne signifie nullement que les propriétaires de ces chaînes soient soumis à traiter un seul sujet comme veulent polémiquer certains, les propriétaires des chaînes privées sont libres dans le choix de leurs sujets, mais, il est conseillé la mise en garde sur la nécessité de rester loin des lectures politiques du projet de loi de l’audiovisuel. Le ministre a souligné que les chaînes doivent s’adapter à la nouvelle loi après sa parution…
Est-ce vrai que le projet de l’Audiovisuel a subi un complot ? Y a-t-il vraiment des modifications ensuite annulées d’une façon définitive ?
Ma carrière professionnelle porte 40 années de pratique dans les relations diplomatiques, et la négociation, est considérée sa colonne vertébrale et sa base principale. Par cette pratique, j’ai toujours su l’importance de débattre les dossiers et inclure des modifications. De même, je dirais aussi que tout amendement peut être modifié. Et quant à votre question sur le « renversement » ou le recul, auxquels des professionnels du milieu, ne cessent d’évoquer le sujet de l’ouverture de l’audiovisuel. Je souligne qu’il n’y a aucun renversement, le projet de loi a été remis à la commission de la culture et de la communication du Conseil populaire pour le débattre, et a décidé d’inclure quelques amendements. Elle a fait ce qu’elle a pu faire, parce que le projet de loi de l’audiovisuel, est régie par la loi organique conformément à la loi organique de l’information, et ce dernier reste le plus fort par rapport aux lois ordinaires. .
Est-ce que modifier les amendements nécessite la confidentialité et une réunion exceptionnelle de la commission ?
La méthode de travail de la Commission est loin de ma responsabilité, et les députés sont libres dans leur travail. Ce sont eux qui ont approuvé la loi organique de l’information, et l’abolition de la modification des articles 5 et 17 du projet de loi de l’audiovisuel. A ma connaissance, un député du FLN, qui a fait deux propositions, les a ensuite retirées volontairement, sans aucune pression.
Que voulez-vous insinuer?
Je veux dire qu’il faut éloigner le projet de loi des lectures politiques, et de ne pas le prendre hors de son contexte. La question de la fermeture est pliée définitivement, si nous voulions la fermeture, on ne voit pas pourquoi l’ouvrir à l’origine, et le projet de loi n’est pas été établi arbitrairement. Le projet de loi, a fait l’objet d’une vaste consultation et de lecture, par des spécialistes et d’experts dans le domaine.
Que pensez-vous des lectures qui disent que le gouvernement tient aux chaînes thématiques et son refus de se prononcer sur cette question, qui est la “fermeture convaincante” du domaine de l’audiovisuel?
Je rassure tout le monde que l’ouverture du champ de l’audiovisuel aux privés, est un acquis, et est devenu une réalité irréversible. Et la thématique qui fait peur, ne signifie pas que le gouvernement va empêcher les chaînes de diffuser de différents thèmes ou les obliger à un seul sujet. Les chaînes privées sont libres de diffuser les programmes et les sujets qu’ils veulent. Et la thématique ne sera pas une épée de Damoclès sur ces derniers. Et je m’explique, le problème réside dans la traduction du français vers l’arabe. La thématique ne signifie pas la fermeture de la porte de la diversité des sujets abordés. D’ailleurs, ça sera mieux de donner un meilleur exemple de votre chaîne de télévision, traite-elle un seul sujet ? Bien sûr que non. C’est une chaîne variée, qui ne se limite pas à un seul sujet ou une spécialisation particulière. La même chose s’appliquera sur les nouveaux canaux en vertu de la nouvelle loi sur l’audiovisuel.
Quel sera le sort des chaînes de télévision privées actuelles?
Les canaux existants, qui sont soumis aux droits étrangers, bénéficieront des agréments, et seront appelés à régulariser leurs situations et leurs activités conformément aux textes du projet de loi sur l’audiovisuel, sans les conditionner à se conformer à l’objet d’un seul sujet. Ce sont des chaînes aux programmes variés et ils le resteront. Et bien sûr les ondes resteront la propriété de l’État et de leur exploitation est mise à certaines conditions. Il est préférable que j’avertisse qu’il ne faut pas confondre entre l’intérêt public et l’intérêt général. Ainsi, qu’il ne faut pas oublier la grande différence qui existe entre les medias lourds et la presse écrite.
Vos propos signifient-ils le pouvoir de la loi organique de l’information et que les articles de la loi de l’audiovisuel ne peuvent être soumis aux amendements?
Je ne veux pas dire cela, car c’est injuste d’inclure les modifications dans la loi sur l’audiovisuel, elles ne doivent pas être à l’opposé de la loi organique, autrement dit la loi de l’information. Et ici je rappelle les députés de leur approbation du projet de loi organique avec la formule actuelle, et s’ils veulent l’amendement, ils peuvent le faire, mais après une période de prévisualisation, mais pour nous accuser avec des pratiques qui n’honorent personnes sur la fermeture du champ audiovisuel, cela est insensé