Ministre de l'Énergie: Je vais mettre fin au favoritisme à la Sonatrach
Le ministre de l’Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, a révélé dans un entretien avec le quotidien Echorouk les détails des nouvelles découvertes pétrolières en Algérie, et confirme que ces dernières dépassent le volume d’hydrocarbures qui ont été extraites au niveau des réserves. Le ministre les considère comme meilleure réponse pour les utilisateurs “croque-mitaine” pour intimider les Algériens. Youcef Yousfi se réfère aux premières estimations des découvertes faites depuis le début de l’année, confirmant le volume des réserves de brut à 2 milliards de barils de pétrole et entre 300 à 400 milliards de mètres cubes de gaz. En évoquant la question des contrats en cours d’étude, qui réunira la Sonatrach et les sociétés étrangères, suite à la modification de la loi sur les hydrocarbures, le ministre rassure que la Sonatrach est en bonne santé, et n’a pas perdu sa force de négociations Il a exprimé son refus de prendre les erreurs des uns à l’encontre du collectif, exprimant son rejet de toute tentative de donner son impression sur les cadres de la société nationale. Notre interlocuteur, a promis de mettre fin à l’ère du “familialisme” en matière d’emploi à la Sonatrach, révélant de nouvelles exigences pour rejoindre cette entreprise.
La production d’hydrocarbures, a baissé au cours de l’année en cours d’environ 10 pour cent. Cette baisse, est-elle due au début de la fin du pétrole en Algérie, ou tout simplement une question liée à une baisse de l’investissement dans le secteur?
Votre question est très importante, permettez-moi de vous rappeler les grands axes de notre politique énergétique générale, y compris celle de la production des hydrocarbures. Et parmi l’une des règles de base applicables dans l’industrie du pétrole et du gaz est de récupérer ce qui a été extrait et en permanence de réserves. Il n’est pas facile de respecter cette règle, car il ya un déclin naturel des champs existants À cet égard, la plupart des régions du monde connaissaient une baisse de la production, comme c’est le cas pour la mer du Nord et d’autres pays.
Quelle est l’action dans de tels cas?
Le seul travail devrait se concentrer sur l’intensification de l’effort d’exploration, et afin d’assurer la couverture des besoins énergétiques du pays sur le long terme et de continuer à financer le développement économique et social. Pour la politique de production, elle dépend du volume de nos réserves et les règles techniques claires et incontournables en matière de conservation des hydrocarbures avec les conventions internationales, en particulier les décisions de l’OPEP et de nos besoins ainsi que nos intérêts en général. Elle dépend aussi de notre politique commerciale, qui adopte la valorisation maximale de notre production, ainsi que la diversification de nos exportations en termes de produits et en termes de marchés.
Le ministère de l’Énergie et des Mines, a déjà annoncé la réalisation de nouveaux projets, qui seront dirigés vers la production de matières premières dans le cadre de pôle pétrochimique contenant cinq raffineries d’une valeur de 10 milliards de dollars, qu’en est-il ? Et la mesure de son effet sur sa maintenance durant les pannes de distributions?
En ce qui concerne la réalisation des cinq raffineries, le projet a commencé à prendre son chemin à travers la réalisation surtout après le choix de l’assiette et la préparation du cahier de charge. Ces cinq raffineries seront opérationnelles à la fin de 2017. On a aussi programmé des projets pétrochimiques, liées à la production d’engrais, plastiques, fibres textiles et le caoutchouc. Ces projets dépendront de la matière constituée à partir des nouvelles raffineries ainsi que du gaz propane et du gaz naturel. Le complexe pétrochimique de Skikda connaitra une opération de rénovation totale et son extension aux normes internationales. A lui seul, l’investissement de ce représente une enveloppe de 1200 milliards de dinars.
Qu’en est–il des projets des énergies renouvelables ou les énergies alternatives, et désertiques, que vous avez annoncés dans vos précédentes déclarations ?
Les objectifs du programme national pour le développement des énergies renouvelables, qui a été approuvé par le gouvernement en 2011 pour produire de grandes quantités d’électricité à partir de sources renouvelables, afin de répondre à la demande nationale de cette énergie dans les perspectives pour 2030. La première centrale hybride (Soleil- gaz naturel), est opérationnelle depuis 2011 à Hassi R’Mel, et une autre à l’énergie éolienne, sera opérationnelle à partir de la fin de l’année à Adrar. Le projet de l’énergie solaire d’une capacité de 1,1 mégawatts, est en fin des travaux, ce qui permettra à l’expérience des différentes techniques de panneaux solaires. Il y a aussi un projet important pour les panneaux solaires d’une capacité de production de 450 mégawatts carte, qui sera distribuée sur 20wilayas. La production sera lancée au cours de l’été 2014. En ce qui concerne le projet de “Désertique”, on doit se rappeler que l’Algérie a tracé dans son programme de production d’énergie orientée vers l’exportation d’environ 10 mille mégawatts d’électricité à partir de sources renouvelables. Et l’initiative Désertique comme d’autres initiatives, est enseigné sur la base de ce qu’ils nous offrent des concessions pour permettre l’exportation de l’électricité à partir des énergies renouvelables, dans le meilleur des cas.
Il semble que la base de l’investissement en Algérie ou la soi-disant règle 51-49 ne constitue pas un obstacle pour le secteur des hydrocarbures?
Jamais, la règle l’investissement approuvé en Algérie est la même dans plusieurs autres pays, et les pays de l’OPEP sont tributaires de cette règle, même la Norvège comptent sur cette règle, n’a jamais constitué un obstacle à nos projets et nos investissements avec nos partenaires étrangers.
En citant l’OPEP, l’Algérie ne pense soumettre une demande d’augmentation de son quota d’exportation?
À l’heure actuelle, il n’y a aucune indication sur ce sujet. Et la révision des quotas ou parts, est soumise à la demande mondiale, et maintenant il n’y aura pas de changement dans la demande ou le volume de production, la part d’un million et 200 mille barils par jour, nous suffi, et elle couvre nos besoins et nous nous met à l’aise.
Quels sont les nouveaux investissements de la Sonatrach en Algérie, et surtout ce qui concerne ses investissements en Libye?
Nos investissements vont bien, nos résultats vont bien, et nos découvertes sont dans le bon sens. On a trois nouvelles découvertes en Libye, dont la dernière il ya environ une semaine. Je rassure tout le monde que la situation de la Sonatrach et ses investissements vont bien partout.
Les chiffres officiels parlent d’une augmentation de la consommation de carburant, quel est le coût réel des subventions aux carburants, est-ce que le gouvernement a fixé les délais pour revoir la tarification pour rationaliser l’exploitation, et quel est votre jugement sur la contrebande?
La consommation de l’énergie dans le pays, a pris de l’ampleur en d’électricité ou de gaz naturel Le facteur est apparent vu la croissance démographique et son niveau de vie, surtout le rythme du développement économique, qui sont des indicateurs importants de la santé de l’économie et le développement du pays. Certes, les bas prix encouragent le gaspillage et l’extravagance.
Qu’en est-il de la révision des prix?
La révision des prix n’est pas à l’ordre du jour du gouvernement à court terme pour les prix du carburant de toutes sortes, et la tarification de l’électricité, ni le prix du gaz, mais que le projet de révision de la tarification est dans le moyen terme, et même pour être clair, aucune augmentation des prix de ces matériaux énergétiques, ni pour cette année, ni pour la prochaine.
Evoquer le scandale de la Sonatrach, ne vous dérange –t-il pas?
Dénoncer la corruption et la combattre là où elle se trouve, ne me dérange nullement, à la Sonatrach ou ailleurs, parce que certains cadres de la Sonatrach ont commis des dépassements et ils doivent être condamnés, et la justice s’en occupera.
On parle sur les dépassements de Sonatrach, qui comprennent également le dossier de l’emploi, plusieurs critiquent le paternalisme adopté dans la gestion du dossier de l’emploi à la Sonatrach, quelle est votre opinion?
J’ai une position de ce dossier en particulier, et je sais très bien que mon point de vue, mettra en colère certains parties, mais je vais mettre fin à l’esprit au sein de la société, Sonatrach, parce que je compte sur l’approche conceptuelle, en particulier en matière d’emploi
Vous vous plaignez du manque de cadres au moment où les diplômés des Instituts de pétrole se plaignent du chômage, comment ça?
Je le dis franchement, on ne peut compter sur nos diplômés, issus des instituts de pétrole pour assumer des taches au sein d’une entreprise de la dimension de la Sonatrach, que ça soit à l’intérieur du pays ou à l’étranger. Et ici, je vais attirer votre intension que nous travaillons dur pour moderniser et développer de nouveaux instituts pour former des techniciens, et l’inscription sera soumise à des compétitions périodiques.
Financer le Mouloudia (MCA), par la Sonatrach, donne de l’appétit à de nombreuses équipes, pourquoi MCA en particulier, est-ce possible que la société nationale de pétrole puisse accompagner d’autres équipes?
Financer les équipes sportives ou d’autres activités scientifique ou culturel, s’inscrit dans la politique et la stratégie de l’entreprise. Pour la réponse, je ne l’ai pas en ce qui concerne ce sujet particulier.