Mort de Maradona: ses médecins accusés d’”homicide volontaire”
Les sept médecins de Diego Maradona sont désormais poursuivis pour homicide volontaire. Ils encourent entre 8 et 25 ans de prison suivant leur implication.
L’enquête autour de la mort de Diego Maradona, légende du football argentin décédée des suites d’une crise cardiaque en novembre dernier, se poursuit, a rapporté ce jeudi le journal Le Point. Les sept médecins qui étaient jusque-la mis en examen pour homicide involontaire sont désormais poursuivis pour homicide volontaire. Ils encourent entre 8 et 25 ans de prison. Avec ce changement de qualification, le parquet considère que la mort de Maradona n’est pas le résultat d’une faute professionnelle ou d’une négligence de l’équipe médicale, mais que médecins et soignants n’ont rien fait pour empêcher sa mort quand celle-ci s’est matérialisée.
Maradona «abandonné a son sort»
Un rapport d’experts a conclu que Maradona avait été «abandonné a son sort» par son équipe soignante, dont le traitement «inadéquat, déficient et imprudent» a conduit a une lente agonie.
La “main du diable“, qui souffrait de problèmes aux reins, au foie et au cœur, est mort d’une crise cardiaque le 25 novembre 2020, quelques semaines seulement après avoir subi une opération du cerveau pour un caillot de sang.
«Les signes de danger de mort qu’il présentait ont été ignorés», estimaient encore les vingt experts, dont les médecins légistes qui ont pratiqué l’autopsie et des spécialistes de diverses disciplines médicales, et les soins infirmiers prodigués sont «entachés de déficiences et d’irrégularités».
Un neurochirurgien -principal accusé-, une psychiatre, un psychologue, deux infirmiers (un homme et une femme) ainsi que le superviseur de ces infirmiers et un médecin coordinateur de l’hospitalisation a domicile ont été mises en examen.