Mugabe: le Zimbabwe prêt à avoir de “nouvelles relations” avec l'Occident
Le président zimbabwéen Robert Mugabe a dit mardi que son pays était prêt à avoir de “nouvelles relations” avec les Etats occidentaux dont il attend une levée des sanctions imposées depuis 2002 contre son régime.
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“Notre pays conserve une attitude positive pour avoir de nouvelles relations, empreintes de coopération, avec tous les pays qui nous ont été hostiles par le passé”, a déclaré le chef de l’Etat, lors de la session d’ouverture du Parlement à Harare.
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“Le retour du dialogue avec le bloc UE (Union européenne) s’accélère. Mais alors que notre gouvernement d’union nationale s’engage à nouveau avec les pays occidentaux, nous nous attendons à ce que ces pays qui ont imposé des sanctions illégales, ayant frappé notre économie et plus généralement notre peuple, les retirent”, a-t-il poursuivi.
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Une délégation de l’UE s’est rendue en septembre dans cet Etat d’Afrique australe pour la première fois depuis l’imposition des sanctions en 2002, afin d’étudier l’éventuel déblocage de son aide au développement.
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Ces sanctions incluent un gel de l’aide européenne, hormis l’assistance humanitaire et sociale qui vont directement à la population, et l’interdiction de présence sur le sol européen de M. Mugabe, de son épouse Grace et de leur entourage.
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Le chef de l’Etat, 85 ans et au pouvoir depuis 1980, avait juste avant cette visite dénoncé devant des militants les ingérences des “sales blancs” – Britanniques et Américains – dans les affaires du Zimbabwe. A l’issue de la rencontre, M. Mugabe s’en était encore une fois pris à l’ancienne puissance coloniale britannique, coupable selon lui, des maux de son pays.
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Fin septembre, il avait à nouveau accusé les pays occidentaux d’essayer de diviser son gouvernement d’union nationale, mis en place en février avec son ancien opposant Morgan Tsvangirai, et de maintenir des sanctions “illégales” contre son pays.
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Les Occidentaux attendent des réformes en profondeur, notamment dans le domaine des droits de l’Homme, pour lever les sanctions et fournir une aide financière.