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Mustapha Gherib raconte l’épopée de Sétif au Caire

الشروق أونلاين
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Mustapha Gherib raconte l’épopée de Sétif au Caire

Un match palpitant qui a eu un écho médiatique exceptionnel en 1988; c’est celui qui a mis aux prises l’Entente de Sétif et Al Ahli d’Égypte et s’est achevé par la qualification de l’Aigle Noir à la Coupe des Clubs Champions africains au détriment d’Al Ahli. À l’aller à Sétif, l’Entente avait battu la formation égyptienne par 2 buts à zéro. Le coup de ciseaux du joueur Mustapha Gherib a été salutaire après que Rezouk Rahmani ait signé d’une tête le premier but. La tâche n’était pas aisée pourtant, puisque les sétifiens devaient jouer au Caire, devant le public égyptien pour confirmer…Nous vous proposons un flash-back sur cette rencontre historique à quelques jours du match Égypte-Algérie prévu le 14 novembre dans le cadre des éliminatoires pour le mondial 2010.

  • Qui est mieux placé que l’auteur du coup de ciseaux, Mustapha Ghrib, pour nous replonger dans cette époque et cette belle rencontre livrée au Caire. Ce jour là, l’ESS qui évoluait pourtant en championnat national de deuxième division sous la baguette de feu Laribi, a gâché les attentes du public égyptien revenant avec une qualification, en dépit de la campagne médiatique féroce lancée alors par la presse égyptienne. Les tirs aux buts ont départagé les adversaires du jour à l’avantage des représentants algériens qui ont relevé le défi devant plus de 100 mille supporters égyptiens !!
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  • Les égyptiens avaient prévu de battre l’Aigle Noir par quatre buts à zéro, mais leurs calculs se sont avérés faux, raconte Ghrib, qui ne peut ignorer la similitude entre ce match de 1988 et la rencontre de novembre prochain entre l’Égypte et l’Algérie, notamment du point de vue de l’ampleur de la propagande médiatique.
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  • Mustapha Gherib se souvient que son équipe avait rejoint l’Égypte une semaine avant le match et fut accueillie chaleureusement en terre pharaonique, en dépit de la tension et de la pression, inévitable alors que la date du face-à-face se rapprochait. La presse égyptienne n’était pas pour remonter le moral des sétifiens, abordant l’évènement footballistique comme un match gagné d’avance et raillant l’Entente qui évoluait en seconde division, un point que ne manquaient pas de souligner les journalistes égyptiens dans l’offensive psychologique qu’ils menaient. Les égyptiens parlaient d’inscrire quatre buts au moins dans les filets d’Osmani et préparaient déjà la célébration.
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  • Notre interlocuteur reconnaît le rôle du coach, le défunt Mokhtar Laribi, dans cette prestation sétifienne à l’extérieur. «L’entraîneur avait chargé les batteries des joueurs et prodigué des conseils hors pair pour leur remonter le moral. Il était confiant et avait le génie pour démonter tous les plans égyptiens visant à mettre dans l’embarras la formation sétifienne», rapporte t-il. Avec Laribi, tous les joueurs étaient préparés mais aucun ne savait s’il allait jouer ou pas, jusqu’à la dernière minute. L’entraîneur maintenait le suspens et personne n’avait le droit de protester une fois la liste établie. L’on ne contestait jamais les choix du coach. Mustapha Gherib lui-même, et malgré son coup de ciseaux historique à Sétif, était sur le banc des remplaçants au Caire.
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  • Le stade qui avait abrité la rencontre contenait plus de 100 mille supporters; tous avec Al Ahly et tous contre l’Entente !! Les gars de Laribi ont toutefois su comment ignorer les sifflements et les slogans provocateurs, jusqu’à l’entame de la rencontre. Là, les sétifiens étaient dans le bain et complètement détendus.
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  • Osmani, une légende et… “harami” avant Achiou !
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  • La rencontre s’étaient achevée sur le score de 2 à 0 pour Al Ahli, ce qui a induit les tirs aux buts pour désigner le qualifié à la finale de la Coupe des Clubs champions. Lorsque Krimou Khelfa, l’assistant de Laribi a demandé aux joueurs, qui parmi eux voulaient tirer, tous étaient partants. Il choisit enfin Rezouk, Rahmani, Adjass, Doudou, Rais et Serrar. Doudou rate le troisième tir, alors que Serrar fut le dernier à secouer les filets du gardien égyptien Ahmed Choubir, tandis que le gardien Antar Osmani a sauvé deux tirs qui a fait goûter aux égyptiens une défaite amère à domicile.
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  • Les supporters de Zamalik étaient présents et ont vivement encouragé les sétifiens, allant jusqu’à les remercier de la défaite infligée au Ahli. L’esprit sportif a régné, et pour preuve les félicitations de Choubir aux élément de ESS et ses vœux de victoire à la finale. C’est une conduite exemplaire vivement souhaitée pour la prochaine rencontre entre les Verts et les Pharaons.
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  • Le staff technique a donné quartier libre, après la rencontre, aux joueurs de l’Entente qui ont privilégié la visite aux pyramides et les bords du Nil pour la majorité.
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  • La qualification pour la finale des joueurs sétifiens a fait déborder de joie tout le pays. Les algériens ont envahi l’aéroport d’Alger lors de leur retour. Les sétifiens les ont accueilli en héros. L’équipe a repris ses entraînements le lendemain, notamment pour se préparer à la finale face à Iwuanyanwu Nationale FC qui avait disputé le match aller le 26 novembre au Nigeria, inscrivant 1 but contre zéro pour Sétif. Ce qui a fait que la finale le 9 décembre 1988 soit à la portée de l’ESS. L’Entente avec quatre buts a alors arraché la Coupe des Clubs Champions Africains, alors qu’elle ne jouait qu’en Division 2; un exploit jamais réalisé, à ce jour par aucun club !
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  • Ce qu’ont fait les sétifiens montre que les Verts peuvent faire autant le 14 du mois prochain face aux Pharaons dont les manœuvres ne relèvent pas du miracle.
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