Ouali: «De sévères sanctions contre les pirates de l’eau !»
Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelkader Ouali, a souligné la nécessité à ce que ses services déconcentrés appliquent à la lettre les directives de son département ministériel, tout en ajoutant que la réhabilitation et le renforcement du service de l’eau est une question fondamentale et les structures créées pour gérer cette ressource, dont l’Algérienne des Eaux (ADE), doivent être performantes et dotées d’une bonne gouvernance.
En effet, Ouali a fait cette déclaration lors de sa visite qui l’a conduit à la station de dessalement de l’eau de mer d’El Macta, à l’Est de la wilaya d’Oran, l’une des plus grandes stations de dessalement de l’eau de mer au niveau du bassin méditerranéen et en Afrique, où il a donné le coup d’envoi à la mise en service de cette infrastructure, la 11e du genre à l’échelle nationale, qui produit 180.500.000 m3 d’eau annuellement, s’étendant sur une superficie de plus de 17 hectares et dispose de son propre laboratoire de contrôle de l’eau fonctionnant en H/24.
Entrée en production depuis une semaine, cette station permettra l’ouverture de trois couloirs, un vers Oran à partir d’Aïn El Bya, le second pour alimenter Sig, Mohammadia et Mascara et le troisième sera réservé à l’alimentation de Mostaganem.
Abdelkader Ouali a appelé également les responsables locaux de l’ADE à améliorer le service public de l’eau en les interpellant sur la mauvaise gestion de la distribution de cette ressource et le recouvrement des créances, en évoquant les points négatifs constatés sur le terrain.
Parmi ces points «noirs et cruciaux», il a cité les lenteurs dans la résolution des problèmes liés à la distribution notamment les fuites d’eau dans les réseaux d’alimentation ainsi que le manque de contrôle essentiellement au niveau des branchements illicites.
En outre, dans une déclaration à l’APS, en marge de sa visite, le ministre a indiqué la création prochaine, au niveau des wilayas et des dairas du pays, de commissions de contrôle des infrastructures d’eau, dans le but de préserver cette ressource vitale.
Et partant, ces commissions, qui seront composées de représentants du secteur des ressources en eau et de différents intervenants dans la mobilisation, la distribution, l’assainissement et le contrôle des ouvrages hydriques (barrages, réservoirs, …) et tout ce qui a une relation avec l’eau pour une meilleure exploitation de cette ressource.
Des équipes de contrôle et de surveillance seront mobilisées sur le terrain pour observer et enregistrer tout dysfonctionnement comme les fuites et les piquages illicites, afin de mieux lutter contre le gaspillage de l’eau et de la préserver, en ajoutant que «nous allons mettre un terme aux branchements illicites aux réseaux d’eau et être plus sévères dans les sanctions contre les pirates de l’eau».